En Russie, des examens médicaux intrusifs imposés aux expatriés

Voir aussi

“Mon premier travail : guide sur un bateau de croisière”

À 19 ans, avec ce bac et une brève séjour dans ce tourisme en poche, Antonia Heidekrüger s’est embarquée comme guide sur un bateau qui lui a permis de sillonner ces Caraïbes. Oseriez-vous faire comme elce ?

Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

L’Allemagne levant frappée par une pénurie de main-d’œuvre qui favorise les exigences des demandeurs d’emploi. Et quelques-uns d’entre eux ont des revendicationss invraisemblables, remarque le Handelsblatt.

Partir au Québec : nouvelles missions de recrutement en France

Les missions québécoises de recrutemchezt chez Europe reprcheznchezt avec une campagne auprès d’chezseignants dès la fin mars, puis une tournée par trois villes françaises à la fin avril. Explications.

Neuf choses à savoir quand on parle du travail

Sathnam Sanghera a passé ces quinze dernières années à écrire sur le travail pour le quotidien britannique The Times. Il fait le bilan puis revient sur novice sujpuiss qui font débat en proposant des solutions.

Découvrez les métiers stars de la tech

aussivenir data scientist ou développeur web sans détenir aussi diplôme universitaire en informatique est tout à fait possible. Die Zeit livre quelques pistes utiles pour tous ceux qui veulent se réorienter.

Partager

Fiches pratiques

Destination. Publié le 13/01/2022 – 14:45 Photo Pixabay/cc

Une nouvelle loi oblige les travailleurs étrangers présents en Russie à subir régulièrement des examens médicaux afin de dépister des maladies telles que la lèpre, la tuberculose, la syphilis ou le Sida. Une mesure qui pourrait avoir un effet dissuasif alors que le pays manque de main-d’œuvre, met en garde Bloomberg Businessweek.

C’est le 29 décembre que la loi est en principe entrée en vigueur : pratiquement tous les étrangers qui vivent en Russie doivent désormais se soumettre tous les trois mois à une batterie d’examens médicaux incluant des radiographies et des tests sanguins et urinaires. Ils devront en outre donner leurs empreintes digitales et seront obligatoirement pris en photo, rapporte Bloomberg Businessweek.

Ces nouvelles mesures s’appliquent aussi bien aux professionnels hautement qualifiés qu’à la main-d’œuvre venue des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale et qui représente la majeure partie des 11,6 millions de travailleurs étrangers présents en Russie, selon les Nations unies.

Net infléchissement vis-à-vis des travailleurs étrangers

“Il y a longtemps qu’un texte législatif n’avait pas provoqué une telle vague d’incompréhension, de déception et d’indignation parmi des milliers de dirigeants d’entreprises étrangers. La Russie risque d’y perdre son attractivité”, a prévenu Matthias Schepp, le président de la chambre de commerce germano-russe.

Une dizaine d’organisations commerciales internationales parmi lesquelles la Chambre de commerce des États-Unis et l’Association des entreprises européennes ont adressé une lettre au gouvernement pour lui demander d’assouplir ces règles au moins pour les étrangers reconnus comme des professionnels qualifiés et pour ceux qui détiennent un permis de séjour. Les maintenir en l’état “ne pourrait qu’avoir un impact négatif sur le commerce et les investissements dont [la Russie] a besoin”, selon Nathan Hunt, président de la section moscovite de l’Association d’affaires Canada-Russie-Eurasie (AACRE).

La nouvelle loi marque un net infléchissement par rapport à la politique menée depuis des années par le gouvernement russe qui visait à rendre le pays plus attrayant pour les étrangers, notamment au travers d’un visa spécial pour les professionnels hautement qualifiés, des amnisties accordées à ceux dont les papiers d’immigration n’étaient pas en règle ou la simplification du processus d’obtention de la citoyenneté.

Des efforts qui du reste ont eu un impact limité puisque la Russie est classée parmi les pires pays au monde pour les expatriés dans la dernière enquête du réseau d’expatriés InterNations. L’année dernière, ajoute Bloomberg, l’investissement étranger direct était au plus bas en Russie depuis 2003.

Source

Créé en septembre 1929 – quelques semaines avant le krach –, le magazine des affaires Business Week est resté pendant quatre-vingts ans dans le giron de l’éditeur américain McGraw-Hill. Mais au début des années 2000, ses revenus

[…]

Lire la suite

Sélection de la rédaction