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Depuis une vingtaine d’années, le mouvement de l’“Altruisme efficace” encourage les gens à changer le monde grâce à leur argent. Très suivi chez les dirigeants, il cherche maintenant à les réorienter professionnellement.

De plus en plus de personnes souffrent au travail car elles n’arrivent pas à mesurer l’impact de leur activité sur le monde qui les entoure et aimeraient être des vecteurs directs de changement. Le Wall Street Journal est allé à la rencontre de plusieurs d’entre elles qui souscrivent au mouvement de “l’Altruisme efficace”. Théorisé par deux philosophes de l’université d’Oxford à la fin des années 2000, ce courant de pensée “s’appuie sur des données scientifiques pour déterminer comment des individus peuvent utiliser leur temps, leur argent et leurs compétences pour faire le plus de bien possible”. “Cette approche, ajoute le quotidien, attire aujourd’hui à nouveau l’attention en raison de la pandémie, qui pousse de nombreuses personnes à réfléchir au sens de leur travail et à la satisfaction qu’il leur procure.”

La plupart des adeptes étaient des banquiers d’affaires ou des dirigeants dans la Tech. L’idée de départ était de pousser les personnes intéressées vers des voies très lucratives, ce qui leur permettait ensuite de reverser une partie de leurs revenus à des causes ou à des entreprises qui œuvraient pour la planète ou la réduction des inégalités, par exemple.

Ce mouvement, qui organise des meetups (sortes de conférences informelles, qui allient opportunités d’information et de recrutement), a désormais une organisation à but non lucratif nommé “Les 80 000 heures”, en référence aux 80 000 heures de travail d’un salarié travaillant quarante heures par semaine, cinquante semaines par an, pendant une carrière de quarante ans. “Les 80 000 heures”, fondé à Londres en 2011, propose des séances de coaching, après un bref bilan en ligne, pour aider les gens à changer de poste. D’après un de ses cofondateurs, Benjamin Todd, 500 des 2000 séances réservées en dix ans ont eu lieu en 2021. L’effet Covid est indéniable.

À présent, il ne s’agit plus seulement d’inciter les cadres à aller vers des secteurs où les salaires sont très élevés, mais de les orienter vers des postes plus immédiatement intéressants en termes de valeur et de sens. Selon cette logique, “travailler dans une start-up pour développer des solutions à grande échelle pour lutter contre le dérèglement climatique est plus efficace que de devenir travailleur social”.

Les “altruistes efficaces” se concentrent sur des sujets vraiment très larges, voire abstraits, comme l’intelligence artificielle, le réchauffement climatique, les conflits entre grandes puissances, la surveillance et la gouvernance de l’espace – des sujets qui pourraient directement être tirés des rencontres du Forum économique mondial de Davos ou du Aspen Ideas Festival.”

Un point de vue à la fois élitiste et limité, sous-entend le Wall Street Journal, qui souligne que les critiques reprochent à l’“Altruisme efficace” de laisser de côté une majeure partie de la population, et notamment les professions liées à l’éducation et à la santé.

D’ailleurs, la journaliste du Wall Street Journal s’est prêtée au jeu et a entamé une séance de coaching avec “Les 80 000 heures”. Elle s’en est tirée avec la recommandation suivante : “Pas besoin de changer de métier […] mais vous pourriez chercher des sujets sur des risques majeurs mais peu connus qu’encoure l’humanité, comme les biais dans l’intelligence artificielle et les pandémies autres que le Covid”. À suivre (ou pas) dans les pages du Wall Street Journal.
Et vous, avez-vous envie de partir à l’étranger et de vous ré-orienter ? de vous expatrier pour changer le monde? Racontez-nous en nous écrivant à [email protected] et nous publierons votre témoignage.

Source

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