TENNIS – Karla Mraz : « On essaye d’avoir une politique sportive ambitieuse et de remettre en route tous ces jeunes compétiteurs »

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La présidente de l’AAC Tennis nous fait part de son ressenti sur cette année 2021 et sur l’année qui est à venir

Le covid a-t-il été un frein au cours de cette année ? 

Oui quand même, on n’a pu faire qu’une partie de nos événements. On a fait le tournoi international féminin, on a réussi à faire les tournois jeunes, par contre on n’a pas réussi à faire les tournois de tennis en fauteuil, et notre tournoi national 13/14 ans. Cela a été assez décousu on va dire, en plusieurs phases, il a fallu s’adapter à chaque fois. 

Vous pensez pouvoir faire ces tournois cette année ? 

Oui, on espère fortement, même si effectivement il peut y avoir des restrictions mais pas au point d’annuler les évènements. 

Combien avez-vous de licenciés ? En comparaison à l’avant covid, il y a une différence ? 

Non, on est quasiment à l’équivalence, à 20 près on est à l’équivalence.

Vous êtes centre de préparation pour les JO, c’est une fierté ? 

Oui, effectivement c’est un bel atout et on aimerait bien accueillir des délégations qui viendraient se préparer ou s’entraîner pour les JO. On a tout ce qu’il faut sur place, on a les terres battues, on a la restauration sur place, on a une salle de préparation physique, une salle fitness, donc c’est vrai qu’on serait très ravis de pouvoir accueillir des athlètes pour préparer les JO.

Cela engendre des changements ? 

Oui, après il faut simplement s’adapter, voir si c’est faisable en matière de date, en matière de délais, en matière d’occupation de terrains. Je ne m’inquiète pas trop là-dessus, en général toutes ces préparations se font sur des périodes creuses sinon ils sont en compétition de toute façon. 

Le sport féminin est un sujet important au sein du club ?

Oui tout à fait, on a un nombre de licenciées féminines qui est au-dessus de la moyenne de tous les clubs de la région, tous sports confondus. On a 250 féminines au sein du club, en partant de 3 ans jusqu’à 80 ans on va dire. Cela fait un nombre de licenciées qu’on ne peut pas négliger et je pense que c’est tout le travail que le club a fait pendant des années autour de la promotion du tennis féminin. Il y a d’ailleurs une grosse compétition féminine qui est notre vitrine mais à côté on fait également de nombreuses animations, des tournois à la journée, on fait aussi un tournoi de type national, on fait des tournois sur des week-ends, on a les interclubs aussi. Nous avons quand même cinq équipes féminines donc on essaie d’avoir une activité permanente. 

Tournoi de tennis ITF féminin

Quels résultats et performances sportives retenez-vous de cette année ? 

Malheureusement il n’y en a pas eu puisque tous les championnats d’interclubs ont été annulés. Tout ce qui était par équipes, championnats par équipes, tout ce qui était à niveau national a été annulé. Le seul gros événement qu’on a pu faire c’est le tournoi international féminin, mais là en termes de résultat on va dire que ça ne concerne pas trop nos joueuses locales, par contre on essaye d’avoir une politique sportive ambitieuse et justement de remettre en route toutes ces jeunes compétitrices. 

Et au niveau des performances masculines ?

Non plus, il y a eu quelques tournois individuels « éparpillés » mais il n’y a pas eu de championnat. Cela fait deux ans qu’on n’a pas de championnat.

Quel bilan faites-vous de cette année ? 

Le bilan que j’en fais, c’est que malgré la pandémie on a réussi à maintenir nos effectifs et à s’adapter. Je pense que tous les jeunes et les parents nous en sont assez reconnaissants d’avoir réussi à garder une activité. On s’est adapté, on a joué beaucoup en extérieur, on a fait énormément de cours de rattrapage pendant les vacances, et les enseignants ont fait preuve d’un très bon état d’esprit et d’état de groupe pour que l’activité soit maintenue et on a été récompensé sur la rentrée qui a suivi, sur ce mois de septembre/octobre où on a quasiment pas perdu d’effectif. 

Quel est votre meilleur souvenir cette année ?

Le meilleur souvenir il reste sur le tournoi international féminin du mois de mars parce que malgré la pandémie, on a été à huis clos, mais ça nous a permis de retrouver toute l’équipe de la restauration, qui à ce moment-là était à l’arrêt, donc cela nous a permis de les revoir qu’ils reviennent au sein du club. Nous avons pu retrouver les bénévoles qui n’avaient pour la plupart pas accès aux terrains sauf pour le sport santé. Donc ça a été de retrouver une équipe soudée et une effervescence autour d’un événement et de voir à quel point tout le monde a répondu présent. 

Quel est au contraire votre pire souvenir cette année ? 

Le pire souvenir cela a été forcément au moment où on a arrêté au mois de novembre, où il y a eu les arrêts de cours, où il y a eu la fermeture de la restauration. Après on a pu reprendre de manière partielle mais ce sont ces annonces qui sont difficiles à encaisser et il a toujours fallu s’adapter. C’est vrai que le tennis c’est particulier, on a de l’espace, on peut être à deux sur un terrain donc deux sur plus de 300 m2. Nous, on a vraiment eu du mal à encaisser toutes ces restrictions vis-à-vis du sport. Après il y a pu avoir le sport santé qui a pu suivre, il y a les enfants qui ont pu suivre, les adhérents ont pu jouer jusqu’à mi-décembre dehors parce qu’on a bénéficié d’un climat assez clément, à partir du mois d’avril il a refait assez bon aussi donc ils ont pu rejouer dehors, mais le plus mauvais souvenir c’est effectivement de se retrouver avec une activité à demi-mesure à partir du mois de novembre. 

On a vraiment eu du mal à encaisser toutes ces restrictions vis-à-vis du sport

Karla Mraz

En quoi consiste la sport santé ? 

Le sport santé ce sont des personnes avec une maladie chronique ou des pathologies qui peuvent bénéficier de sport sur ordonnance et on a donc des enseignants qui sont formés au sein du club et qui ont pu accueillir par petits groupes ces adhérents. 

Avez-vous de nouveaux projets pour cette nouvelle année ? 

On aimerait beaucoup arriver à faire une saison complète, de faire tous les événements que nous avons planifiés plus tout ce qui concerne les interclubs, les championnats de France, c’est-à-dire retrouver une vie de club normale. Après on a pour l’instant surtout des projets sportifs on va dire, avec une ambition à ce que les jeunes soient mis à l’honneur et que toutes les équipes et toutes les tranches d’âge soient au mieux représentées aussi bien au niveau régional que national.

Charlotte Lecot

Crédit Photo : Leandre Leber – Gazettesports