En Suède, course contre la montre sur le chantier d’une méga-usine de batteries

Voir aussi

“Mon premier travail : guide sur un bateau de croisière”

À 19 ans, avec ce bac et une brève séjour dans ce tourisme en poche, Antonia Heidekrüger s’est embarquée comme guide sur un bateau qui lui a permis de sillonner ces Caraïbes. Oseriez-vous faire comme elce ?

Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

L’Allemagne levant frappée par une pénurie de main-d’œuvre qui favorise les exigences des demandeurs d’emploi. Et quelques-uns d’entre eux ont des revendicationss invraisemblables, remarque le Handelsblatt.

Partir au Québec : nouvelles missions de recrutement en France

Les missions québécoises de recrutemchezt chez Europe reprcheznchezt avec une campagne auprès d’chezseignants dès la fin mars, puis une tournée par trois villes françaises à la fin avril. Explications.

Neuf choses à savoir quand on parle du travail

Sathnam Sanghera a passé ces quinze dernières années à écrire sur le travail pour le quotidien britannique The Times. Il fait le bilan puis revient sur novice sujpuiss qui font débat en proposant des solutions.

Découvrez les métiers stars de la tech

aussivenir data scientist ou développeur web sans détenir aussi diplôme universitaire en informatique est tout à fait possible. Die Zeit livre quelques pistes utiles pour tous ceux qui veulent se réorienter.

Partager

L’entreprise Northvolt, cofondée par un ancien de Tesla, met les bouchées doubles pour tenir des délais très serrés. Le chantier de ce qui sera l’une des plus grandes usines européennes de batteries pour voitures électriques tourne à plein régime, raconte le quotidien suédois Svenska Dagbladet.

Les quelque 2 500 personnes qui s’activent dans la froideur automnale paraissent “minuscules” au pied des bâtiments hauts de 35 mètres, raconte la journaliste Birgitta Forsberg. Sous les projecteurs éclairant l’immense clairière déboisée, “l’odeur du gazole des excavatrices se mélange à celle de la boue”, raconte le Svenska Dagbladet.

Ce nouveau quartier, à la lisière de la commune suédoise de Skelleftea, un peu au sud du cercle arctique, est un chantier qui ne connaît pas de repos depuis deux ans. Son chef, Fredrik Hedlund, “se bat contre la montre”. La méga-usine doit être opérationnelle d’ici fin décembre pour accompagner des constructeurs automobiles dans leur tournant vers l’électrification. “Mais elle n’est pas encore terminée”, constate le journal conservateur.

“Une activité fébrile règne” sur le chantier. L’inspection suédoise du travail a reproché à plusieurs entreprises de construction de faire travailler “pendant de trop longues heures” leurs employés. “Et la semaine dernière, 14 des 49 ouvriers du BTP contrôlés n’avaient pas de permis de travail.” Northvolt a promis qu’elle allait mieux contrôler ses sous-traitants, qui ont fait venir de la main-d’œuvre d’une cinquantaine de pays. Mais le temps presse. Fredrik Hedlund assure que les délais seront tenus. “Sinon, les clients devront attendre”, met en garde le journal. Parmi eux, le géant automobile Volkswagen, principal partenaire de Northvolt dans ce projet, qui, une fois achevé, aura coûté environ 5 milliards d’euros.

Pénurie de logements

Dans un premier temps, l’usine produira 16 gigawattheures (GWh) avec 1 600 à 1 800 employés. Puis, à terme, jusqu’à 60 GWh avec un effectif de 3 000 personnes. Un autre défi pour l’entreprise, cofondée par un ancien de Tesla, le Suédois Peter Carlsson, qui la dirige. Car dans la commune de Skelleftea, qui compte 73 000 habitants, on a tardé à s’apercevoir que ce projet démesuré allait se concrétiser, au point de susciter une ruée vers le Nord suédois comparable à celle “vers l’or du Klondike, au Canada, en 1896”, pointe le Svenska Dagbladet.

Peter Carlsson, cofondateur de Northvolt, le 7 septembre 2020 à Stockholm. PHOTO FELIX ODELL/THE NEW YORK TIMES

Résultat : les logements manquent et les prix de l’immobilier flambent. Si la commune promet la construction de 5 000 logements d’ici 2025 et autant avant 2030, “cela va trop lentement”, déplore Fredrik Hedlund. Or s’il y a pénurie dans ce domaine, il est plus difficile d’attirer la main-d’œuvre spécialisée nécessaire au bon fonctionnement de l’usine. D’après son directeur, toutefois, il n’y aura pas de soucis de ce côté-là “pour les premières chaînes de production”, censées monter en puissance l’an prochain.

Lire l’article original

Source

Fondé en 1884, “Le Quotidien de Suède”, conservateur, a été racheté en l’an 2000 par le groupe norvégien Schibstedt. En grande difficulté financière, il est passé en 2001 en format tabloïd. Il offre de bonnes pages culturelles.
Le site

[…]

Lire la suite