L’Estonie accueille les “réfugiés du Brexit”

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Pour les entrepreneurs britanniques qui veulent faire des affaires en Europe, les contraintes administratives dues au Brexit sont un vrai casse-tête. Certains ont trouvé la parade : pour avoir librement accès au marché européen, ils déménagent en Estonie.

Ces deux dernières années, plusieurs milliers de chefs d’entreprise britanniques ont domicilié leur société en Estonie, ce petit État balte (1,3 million d’habitants) devenu l’un des laboratoires mondiaux de la révolution numérique, rapporte The New York Times. En cause : le maquis de réglementations et de contraintes financières que toute entreprise britannique doit désormais affronter pour pouvoir faire des affaires avec les pays de l’Union européenne.

Beaucoup d’entre eux sont en réalité restés en Grande-Bretagne tout en profitant de la “citoyenneté virtuelle” offerte par l’Estonie (l’e-résidence est une invention estonienne) pour créer en ligne une entreprise domiciliée dans le pays – où ils ne mettront probablement jamais les pieds. Mais d’autres ont physiquement déménagé, comme l’Écossaise Vicky Brock, qui se considère aujourd’hui comme une “réfugiée du Brexit” :

L’entreprise technologique de Mme Brock, Vistalworks, qui lutte contre le commerce illégal en ligne, a été fondée en 2019, trois ans après le référendum sur le Brexit. Vicky Brock savait que les nouvelles barrières commerciales imposées par le Brexit pourraient entraver sa capacité à conclure des affaires en Europe continentale, en particulier si les règles sur les transferts de données – vitales pour son entreprise – étaient modifiées. Puis les entreprises britanniques ont commencé à être exclues des programmes de recherche européens et des marchés publics…” 

Un exemple frappant des impacts négatifs du Brexit

Arrivée en Estonie en décembre 2020 et presque aussitôt victime des restrictions de voyage, Vicky Brock a finalement décidé de rester sur place et de tranférer à Tallinn l’essentiel des activités de son entreprise. À présent, elle prévoit d’embaucher une trentaine d’employés qui paieront leurs impôts sur le revenu en Estonie et non en Grande-Bretagne.

“Le départ de ces entreprises est un exemple frappant des impacts négatifs du Brexit, qui oblige les exportateurs à remplir des montagnes de nouveaux documents, impose de nouvelles restrictions au commerce et limite leur capacité à recruter des travailleurs à l’étranger”, écrit The New York Times.

Les entreprises britanniques sont à ce jour plus de 4 000 à avoir franchi le pas, contribuant à augmenter les recettes fiscales estoniennes de 60 % par rapport à 2020. Kaja Kallas, Première ministre depuis janvier 2021, a récemment chiffré à 51 millions d’euros le bonus fiscal qui en résulte pour son pays. Autre retombée positive : la réputation de l’Estonie comme plaque tournante de l’innovation en est encore renforcée.

Pour ce petit pays, la situation constitue un renversement spectaculaire, souligne le quotidien américain, car en 2004, lorsque l’adhésion à l’Union européenne a donné à ses citoyens le droit d’aller vivre et travailler en Grande-Bretagne, alors membre de l’Union européenne, beaucoup de jeunes professionnels ont choisi de partir. “Aujourd’hui, c’est dans l’autre sens qu’a lieu la fuite des cerveaux.”

Source

Avec 1 600 journalistes, 35 bureaux à l’étranger, 130 prix Pulitzer et quelque 5 millions d’abonnés au total, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print”

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