Sans expats, la Chine devra-t-elle revoir ses ambitions économiques à la baisse ?

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Les restrictions liées à la pandémie, notamment pour les étrangers, ont fait fuir de nombreux expats et rendent les recrutements internationaux très compliqués. Dans ces conditions, la Chine aura du mal à tenir ses objectifs économiques.

Très soucieuse de se protéger au maximum contre le Covid-19, la Chine applique des mesures sanitaires extrêmement strictes. Les vols internationaux sont peu nombreux, l’obligation de quarantaine est maintenue pour les voyageurs étrangers et les tests sont nombreux afin d’éviter l’importation de nouvelles souches notamment. Partout dans le monde, souligne le South China Morning Post, les ambassades chinoises déconseillent de se rendre dans le pays, à moins que cela ne soit absolument nécessaire.

Cela est très difficile à vivre pour les expatriés. Beaucoup ont d’ailleurs fait le choix de repartir dans leur pays, contraints de choisir entre leur famille chez eux et leur carrière en Chine. “Cela risque de chasser les experts étrangers, ce qui abîmera l’image du pays à l’étranger tout en privant les entreprises et les universités d’une expertise précieuse et en freinant l’innovation”, note le site d’information situé à Hong Kong.

Les conséquences sont déjà évidentes en matière de recrutement. Une étude menée par la Chambre de commerce américaine de Shanghai montre que 70 % des entreprises avaient des difficultés à attirer des talents étrangers. Parmi elles, la moitié attribuait cela aux restrictions de déplacements liées au Covid-19.

Selon Adam Dunnett, de la Chambre de commerce de l’Union européenne en Chine, la stratégie sanitaire de repli de Pékin aura aussi des répercussions à plus long terme et pourrait, en entraînant une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, “nuire aux ambitions de la Chine de devenir une grande puissance technologique”. Il ajoute :

C’est l’un des aspects les plus importants et les moins souvent évoqués des restrictions de voyage. On voit des experts techniques dans des secteurs clés – la chimie, les technologies de l’information et de la communication, la banque, l’automobile – renoncer à leurs déplacements. Et on observe que les recrutements à des postes stratégiques de direction sont repoussés, alors même que la recherche et le développement ainsi que les décisions sur l’investissement en dépendent. Si cette tendance se confirme, cela aura sans aucun doute un impact sur les ambitions de la Chine dans la tech et l’innovation et plus généralement sur son économie.”

Le South China Morning Post indique que l’étau ne devrait pas se desserrer avant les Jeux olympiques d’hiver, prévus à Pékin du 4 au 20 février 2022, et que les restrictions pourraient même durer encore un an.

Source

 
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