Hong Kong et Singapour conservent leurs atouts

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Les mesures de confinement strictes adoptées par les deux métropoles ont fait fuir de nombreux professionnels expatriés depuis mars 2020. Mais à long terme les stratégies adoptées pourraient consolider leur attractivité, estiment les experts interrogés par le South China Morning Post.

Le dernier classement des villes les plus attractives pour les professionnels qualifiés conduit par l’Insead (en collaboration avec le Portulans Institute, basé aux États-Unis) a été fortement influencé par la façon dont les métropoles ont réagi à la pandémie de Covid-19, constate Bloomberg Businessweek. Au Global Cities Talent Competitiveness Index, Singapour glisse ainsi de la 4e à la 7e place alors que Hong Kong disparaît du top 10, dominé cette année par San Francisco et Genève.

“Les troubles politiques à Hong Kong ainsi que les mesures de confinement précoces et appliquées très strictement en Asie ont nui à l’attractivité des métropoles de la région”, explique Bruno Lanvin, chercheur à l’Insead et coauteur du rapport. Mais les stratégies mises en œuvre, qui ont montré leur efficacité, pourraient à terme jouer en leur faveur. D’autant que Singapour et Hong Kong conservent leurs points forts dans le secteur des technologies de pointe mais aussi en matière de systèmes éducatifs. “Je reste convaincu que l’Asie-Pacifique restera dans les années à venir l’un des moteurs de la croissance mondiale et que les professionnels voudront aller y travailler”, ajoute le chercheur.

Des systèmes de santé qui ont résisté à la pandémie

Dans l’immédiat pourtant, les expatriés de Hong Kong ou de Singapour s’accommodent mal les restrictions imposées par les autorités locales. Entre juin 2021 et juin 2021, Hong Kong a perdu 89 000 habitants (selon les chiffres officiels) et au cours de la même période Singapour a enregistré une baisse de 10,7 % de sa population non résidente, soit environ 175 000 personnes, rapporte le South China Morning Post qui a interrogé plusieurs experts pour tenter de déterminer l’impact à moyen terme de la pandémie sur l’attractivité des deux centres d’affaires asiatiques.

Selon Ivan Tan, consultant en mobilité internationale chez Mercer, la stratégie zéro Covid à laquelle s’accrochent les pays asiatiques pourrait conduire les professionnels qualifiés à considérer désormais les métropoles de la région comme des villes qu’il vaut mieux éviter. À l’heure où les mesures de confinement et les restrictions de voyage sont abandonnées en Europe et aux États-Unis, les pays qui réussissent à contenir le virus “de la façon la plus efficace avec le minimum de bouleversements sociaux et économiques” paraissent les plus recommandables. Mais parmi les atouts de Hong Kong et Singapour, Ivan Tan insiste sur leurs systèmes de santé “de classe mondiale”. “La pandémie a constitué un test pour les systèmes de santé publique dans leur ensemble. Et Singapour et Hong Kong ont prouvé qu’ils disposaient de systèmes solides.”

Des infrastructures de qualité et des régimes fiscaux avantageux

Taimur Baig, économiste en chef à la DBS Bank, fait observer qu’aucun pays, depuis le début de la pandémie, n’a réellement réussi à se distinguer des autres, “comme le montrent les fortes variations des indices de résilience”. Aucun ne devrait donc “clairement apparaître comme surperformant et ne pourra être considéré comme une destination privilégiée”. En Asie, des villes comme Dubaï et Bangkok sont destinées à devenir les prochains pôles d’attraction pour les talents internationaux, mais elles ne sont encore prêtes, selon Taimur Baig, à faire concurrence à Hong Kong et Singapour, qui vont continuer à tirer profit d’infrastructures de qualité, de systèmes fiscaux avantageux et d’une ouverture sans équivalent vers le continent asiatique.

Les deux métropoles vont continuer à avoir besoin des talents venus d’ailleurs, assurent les experts en recrutement consultés par le South China Morning Post. Pour Elisa Mallis, directrice générale pour l’Asie-Pacifique du Center for Creative Leadership, une économie ouverte comme celle de Singapour ne peut pas se passer d’une main-d’œuvre aussi diversifiée que possible et dotée de réelles compétences à l’international. À l’heure actuelle, les entreprises basées dans la cité-Etat ont déjà du mal à pourvoir certains postes, comme l’a révélé une récente enquête de la Chambre de commerce américaine qui pointe le manque de “compétences spécialisées” et d’expérience parmi les candidats locaux.

Source

Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le

[…]

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