recruter des infirmières à l’étranger ne réglera rien à court terme

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Selon le quotidien Le Devoir, il pourrait s’écouler deux ou trois ans avant que les 3 500 infirmières que le Québec veut faire venir puissent soulager le système de santé. De plus, les candidates retenues seront face à un véritable parcours du combattant.

Les autorités québécoises ont tout récemment annoncé leur intention d’embaucher à l’étranger des milliers d’infirmières et d’autres professionnels de la santé pour répondre au besoin de main-d’œuvre dans ce secteur, prévoyant des missions de recrutement dans plusieurs pays, dont la France. Mais Le Devoir avertit du véritable “chemin de croix” qui attend les infirmières choisies. “Il pourrait s’écouler de deux à trois ans minimum avant que ces infirmières puissent réellement soulager le système de santé.”

Pourquoi ? Le quotidien québécois évoque plusieurs écueils pour que le ministère provincial de la Santé et les candidats retenus y trouvent leur compte. Se profile d’abord l’étape de la reconnaissance de l’équivalence d’un diplôme d’infirmière. Vrai, signale le journal : les Françaises bénéficient d’une entente particulière.

Les conditions pour exercer au Québec

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) reconnaît le diplôme d’État délivré par la France, mais signale que les infirmières françaises doivent avoir obtenu en France ce diplôme à la suite d’un programme d’études réalisé sur place, être inscrites au Tableau de l’Ordre national des infirmiers de France et avoir exercé leur profession au moins “au moins 500 heures au cours des quatre années précédant la demande de permis si le diplôme d’État a été obtenu il y a plus de quatre ans”. Une fois au Québec, précise l’OIIQ, ces infirmières devront réussir un stage d’adaptation.

Le Devoir signale par ailleurs que seulement 45 à 55 % des dossiers déposés devant l’OIIQ sont complets et qu’ensuite l’organisme se donne de deux à trois mois pour les traiter. Comme ses services ne traitent alors qu’environ une cinquantaine de dossiers, le délai sera beaucoup plus long s’il est question de milliers de candidatures.

“Aux délais de reconnaissance professionnelle il faut aussi ajouter ceux de l’immigration”, poursuit le journal. Le ministère lui a écrit :

Habituellement, une personne qui est recrutée et qui obtient un permis de travail temporaire fermé peut s’attendre à arriver au Québec en dix à douze mois.”

Se rajoute par la suite l’examen de français obligatoire. L’Office québécois de la langue française indique au quotidien que “ce sont 60 % des candidats qui ont échoué à cet examen dans la dernière année”.

Un statut migratoire temporaire qui peut durer

Autre obstacle de poids pour les infirmières immigrantes : le statut migratoire temporaire. Une infirmière française qui pratique son métier à Sherbrooke depuis 2015, Marie Ventura, reproche aux autorités québécoises de recrutement de ne pas avoir mentionné cet aspect temporaire de l’immigration. “On nous disait qu’on aurait rapidement notre résidence permanente si on le désirait… C’est bien beau d’aller chercher des infirmières en Europe, mais ça va être compliqué”. Elle calcule avoir dépensé environ 6 957 euros en frais administratifs liés à la procédure d’immigration.

Thibault Camara, président de l’organisme de défense des droits des immigrants “Le Québec, c’est nous aussi”, affirme au Devoir que ces raisons font que beaucoup d’infirmières repartent en France. Il soutient que 50 000 dossiers de résidence permanente ne sont toujours pas traités et, résume le journal,

“il faudra au moins deux ans pour que ceux-ci puissent être pleinement résidents du Québec.”

Martin Gauthier

Source

Henri Bourassa publie en 1910 le premier numéro du Devoir, en promettant d’en faire un journal “d’opinion” et “d’échange d’idées” pour raviver la fibre nationaliste des Canadiens français. Aujourd’hui, le

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