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Pour de nombreux Européens, le “British dream” a bel et bien existé, mais le Brexit l’a tué. Un universitaire italien qui a fait une bonne partie de sa carrière au Royaume-Uni explique pourquoi, aujourd’hui, il préfère partir.

Je n’aurais jamais imaginé assister à des pénuries de nourriture dans un pays occidental industrialisé ou voir des stations essences fermées par manque de carburant. C’est le genre de choses qui arrivait seulement dans les pays européens en temps de guerre. Et pourtant, c’est ce qui est en train de se passer au Royaume-Uni. Le discours officiel (ou le mensonge officiel) rejette la faute sur la pandémie de Covid-19 ou explique que c’est un phénomène à l’échelle européenne. La vérité, c’est que le Brexit engendre une pénurie de travailleurs, notamment de chauffeurs de camions, dont la plupart viennent d’Europe de l’Est.

Il y eut une époque où ils étaient considérés comme indispensables à l’économie du pays. Maintenant ce sont des immigrés soumis à des contrôles de frontière dans un pays où ils vivaient. Plutôt que de reconnaître son échec ou les conséquences négatives du Brexit, le gouvernement conservateur, dirigé par Boris Johnson, veut nous faire croire que l’octroi de visas temporaires va résoudre en un clin d’œil un problème qui pourrait rapidement affecter l’approvisionnement en médicaments. Mais l’idée qu’un pays se tourne vers les citoyens d’autres pays uniquement quand il en a besoin déshumanise ceux qui traversent les frontières.

“Ce n’est pas un diplôme qui fait un bon migrant”

J’éprouve de la compassion pour ces chauffeurs qui, préférant travailleur ailleurs, ont quitté le pays. À bien des égards, je suis comme eux. Ce n’est pas un diplôme universitaire qui fait un bon migrant ou, pour le dire de manière plus crue, un migrant utile. Je fais partie de ces Européens qui sont en train en devenir des étrangers dans ce pays où j’ai pourtant fait mes études et où j’ai mené une bonne partie de ma carrière comme historien.

J’ai toujours adoré le Royaume-Uni. Mon premier contact avec le pays au début au XXe siècle m’a ouvert les yeux sur la richesse d’un environnement multiculturel. Dans le cadre d’un programme d’échange avec Erasmus, je me sentais au cœur d’un

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Auteur

​Andrea Mammone

Chercheur associé au Centre Robert-Schuman de l’Institut universitaire européen, ​Andrea Mammone enseigne l’histoire de l’Europe moderne à l’Université de Londres.

Source

Fondé en 1986, The Independent est l’un des grands titres de la presse britannique de qualité. C’est aussi le premier quotidien généraliste à être devenu un journal 100 % en ligne.
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