Google pourrait baisser les salaires de certains employés

Voir aussi

“Mon premier travail : guide sur un bateau de croisière”

À 19 ans, avec ce bac et une brève séjour dans ce tourisme en poche, Antonia Heidekrüger s’est embarquée comme guide sur un bateau qui lui a permis de sillonner ces Caraïbes. Oseriez-vous faire comme elce ?

Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

L’Allemagne levant frappée par une pénurie de main-d’œuvre qui favorise les exigences des demandeurs d’emploi. Et quelques-uns d’entre eux ont des revendicationss invraisemblables, remarque le Handelsblatt.

Partir au Québec : nouvelles missions de recrutement en France

Les missions québécoises de recrutemchezt chez Europe reprcheznchezt avec une campagne auprès d’chezseignants dès la fin mars, puis une tournée par trois villes françaises à la fin avril. Explications.

Neuf choses à savoir quand on parle du travail

Sathnam Sanghera a passé ces quinze dernières années à écrire sur le travail pour le quotidien britannique The Times. Il fait le bilan puis revient sur novice sujpuiss qui font débat en proposant des solutions.

Découvrez les métiers stars de la tech

aussivenir data scientist ou développeur web sans détenir aussi diplôme universitaire en informatique est tout à fait possible. Die Zeit livre quelques pistes utiles pour tous ceux qui veulent se réorienter.

Partager

Comment inciter les employés à revenir dans les bureaux de New York ? En menaçant de baisser leurs salaires s’ils veulent continuer à télétravailler. Une mesure coercitive que n’apprécie pas du tout le site américain Vox.

“Le projet de Google de réduire les salaires des télétravailleurs est une mauvaise idée,” s’insurge le site américain Vox. En effet, l’entreprise espère inciter ses employés à revenir au bureau dans ses locaux new-yorkais en baissant les salaires de ceux qui voudront travailler à distance depuis des villes où la vie est moins chère que dans la Grosse Pomme. Bon à savoir si vous voulez partir travailler pour Google ou plus généralement dans la tech aux États-Unis.

Cette mesure purement coercitive ne plaît pas du tout à Vox, qui aurait préféré des mesures incitatives et qui note : “Il y a déjà des signes que cette politique est contre-productive.” En effet, les gens n’apprécient pas du tout de perdre quelque chose et sont plus sensibles à la douleur d’une perte qu’au plaisir d’un gain. Par ailleurs, le télétravail était perçu avant la pandémie comme un avantage et est maintenant souvent considéré comme quelque chose de normal. Le risque pour Google, même si l’entreprise est très cotée, est de s’aliéner ses employés, dans un contexte de recrutement qui est tendu.

Alors, pourquoi prendre une telle décision ? Tout d’abord parce que le travail en présentiel favorise innovation et productivité. Comme le souligne Adam Galinsky, professeur de leadership et d’éthique à la Columbia Business School, “si vous vous souciez de l’implication des salariés à long terme dans l’entreprise et de la bonne collaboration entre les gens, le télétravail est problématique”. Mais il ajoute que cette affaire est “particulièrement ironique” car, en voulant s’assurer une force de travail plus impliquée et motivée, Google prend une mesure qui peut la rendre hostile.

La logique d’une différence de salaire en fonction du lieu de télétravail est donc à chercher ailleurs. Comment justifier des salaires plus faibles dans l’Idaho par exemple, si les salariés des bureaux de New York touchent des salaires new-yorkais plus élevés même s’ils s’installent pour télétravailler dans l’Idaho ? Ce qui vaut à l’échelle des États-Unis vaut à l’échelle mondiale : comment expliquer la disparité des salaires en Inde et aux États-Unis, fondée sur le coût de la vie sur place, si les télétravailleurs ne sont pas soumis à la même logique ? Le secteur de la tech en particulier repose sur ces différences salariales. De nombreuses entreprises ont donc décidé d’avoir un médian national pour chaque fonction en leur sein, ce qui permet une harmonisation pays par pays sans remettre en cause tout le modèle économique.

Google ferait donc bien de réfléchir à tout cela s’il veut rester une entreprise très attractive et ne pas se faire siphonner ses talents, note Vox. Et Paul Rubinstein, DRH chez Visier, un cabinet de ressources humaines, de renchérir : “Ce n’est pas parce que vous travaillez dans la tech que cela fait de vous un petit génie du management !”

Source

Ce site a été lancé en 2014 par Melissa Bell, Matthew Yglesias et Ezra Klein, à l’époque jeune journaliste vedette du Washington Post. Son but est simple : “expliquer” l’actualité à des lecteurs souvent perdus, “dans un monde

[…]

Lire la suite