Les jeunes diplômés veulent des entreprises qui leur ressemblent

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Malgré les effets de la pandémie sur le taux de chômage des jeunes, les plus diplômés parmi les moins de 35 ans veulent travailler dans des entreprises dont les valeurs sont en adéquation avec les leurs. Ils attendent de leurs futurs employeurs des engagements explicites en termes d’égalité, d’inclusion ou de lutte contre les discriminations.

L’émergence des mouvements Black Lives Matter ou #MeToo a accéléré la prise de conscience d’une génération entière concernant les discriminations structurelles qu’ils voient à l’œuvre dans les sociétés occidentales. Et pour les jeunes travailleurs, la concordance entre leurs valeurs et celles prônées par les entreprises est devenue un critère décisif de leur engagement professionnel, raconte le Washington Post.

Malgré les effets de la pandémie sur la hausse du chômage, les plus diplômés parmi les moins de 35 ans sont prêts à refuser des postes sur des critères écologiques, féministes ou antiracistes. “Il s’agit d’un changement générationnel dans la conviction que ces valeurs sont vraiment importantes et fondamentales”, décrypte Alvin B. Tillery Jr., directeur du Centre pour la diversité et la démocratie de l’université Northwestern.

“Toucher le chèque” ne suffit plus

“Je peux difficilement exprimer combien l’affaire George Floyd et Black Lives Matter m’ont énormément, énormément affectée”, témoigne Arionne Lloyd, une jeune femme noire. Lors de ses premiers entretiens d’embauche, “il s’agissait d’obtenir le poste et de toucher le chèque”, se souvient-elle. Aujourd’hui, la jeune demandeuse d’emploi se renseigne en amont à propos de la représentation et du bien-être des minorités au sein des entreprises.

Il y a encore un an, les jeunes hésitaient à interroger les responsables de recrutement sur les questions de diversité et d’inclusion, relatent des conseillers d’orientation. “Ils ne voulaient pas paraître difficiles ou chercher à obtenir un traitement différencié, écrit le Washington Post. Mais tandis que le débat public évoluait, la confiance des étudiants s’est renforcée.”

Si, pour la grande majorité des demandeurs d’emploi, la réalité économique fait passer cette réflexion autour des valeurs au second plan, derrière la nécessité d’échapper au chômage, de nombreuses entreprises ont bien compris l’intérêt qu’il y avait à se positionner sur ces sujets pour attirer des candidats hautement diplômés.

Selon une récente enquête du site d’évaluation des entreprises Glassdoor, 76 % des personnes considèrent que la diversité au sein des entreprises est un critère de sélection important. Près de la moitié des Noirs et des Hispaniques interrogés déclarent, quant à eux, avoir déjà quitté un emploi à cause d’une situation de discrimination.