Travailler à distance (et légalement) sur une plage de Bali

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L’Indonésie veut attirer les nomades numériques avec un visa de cinq ans. De quoi faire mieux que les pays voisins (la Thaïlande, notamment) et mettre un terme aux pratiques illégales qui ont cours à Bali.

En 2020, Dan Clarke a passé une bonne partie de l’année à Bali et aux îles Gili, en Indonésie. La journée, il travaillait sur son ordinateur portable. Le soir, il profitait des célèbres plages de l’archipel.

Cet investisseur spécialisé dans les cryptomonnaies partageait autrefois son temps entre Singapour et Jakarta. Mais lorsque la pandémie de coronavirus s’est déclarée, à l’instar de nombreux autres nomades numériques – qui peuvent travailler n’importe où avec une simple connexion Internet –, il n’a pas pu résister aux sirènes d’une vie idyllique à moindre coût.

Les nomades numériques nouvelle cible de l’Indonésie

“À Bali, tout est génial. Le Wifi est parfois meilleur ici qu’à Singapour. Et la vie est moins chère : pour 900 dollars [750 euros] par mois, on peut louer une villa avec piscine et un service de ménage quotidien. C’est une sacrée qualité de vie”, se réjouit-il. Dans la maison qu’il louait via Airbnb, il disposait de deux connexions Internet différentes, d’un accès gratuit à Netflix et d’une PlayStation. “Si je le pouvais, je retournerais à Bali dès demain”, ajoute le jeune homme de 33 ans, qui est rentré à Singapour en janvier.

Les nomades numériques comme Dan Clarke sont devenus la nouvelle cible de l’Indonésie, qui tente de relancer son activité touristique, un secteur à 63 milliards de dollars [plus de 50 milliards d’euros] durement frappé par la pandémie. Pour aider Bali à devenir la destination incontournable des nomades numériques, la première puissance économique d’Asie du Sud-Est veut instaurer une nouvelle catégorie de visas longue durée, valables cinq ans et qui permettrait aux étrangers de vivre et de travailler dans le pays sans permis de travail.

Sandiaga Uno, le ministre du Tourisme, a proposé ce projet aux services de l’immigration

[…]

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Auteur

Resty Woro Yuniar

Journaliste basée à Jakarta, Resty Woro Yuniar collabore au South China Morning Post. Auparavant, elle a travaillé pour la BBC et The Wall Street Journal.

Source

 
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