“L’or brun” tombe des pins en Caroline du Nord

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Le commerce des aiguilles de pin s’est fortement développé durant les deux dernières décennies dans plusieurs États américains. Employées dans l’agriculture, elles sont une source de rentabilité inépuisable.

Là-bas, certains l’appellent “l’or brun”. En France, on utilise plus sobrement la formule “aiguilles de pin”. Utilisées pour acidifier les sols, repousser les limaces, maintenir l’humidité des sols et lutter contre les adventices, les feuilles des conifères génèrent des ventes annuelles estimées à 200 millions de dollars dans le sud-est des États-Unis, raconte The Washington Post.

Le commerce des aiguillons est tellement florissant que l’État de Caroline du Nord a édicté un article de loi qui élève le vol des précieuses aiguilles au statut de crime. Sur le bord des routes, les sylviculteurs vendent leur production qu’on retrouve dans tous les magasins de jardinage.

3 000 dollars de recettes par hectare

“Vous ne pouvez vendre le bois qu’une seule fois. Les aiguilles de pin repoussent chaque année”, témoigne Mike Wilson, exploitant d’aiguilles de pin à l’est de Charlotte. Le commerce du bois reste plus rentable à court terme puisqu’il rapporte près de 10 000 dollars par hectare (environ 8 500 euros), contre 3 000 dollars (2 500 euros) pour les aiguilles de pin. Mais la récolte des aiguilles se reconduit chaque année sur les mêmes arbres, si bien qu’un dicton local décrète qu’il “faudrait être un imbécile pour couper un pin à longues feuilles”.

Parmi toutes les espèces, les pins de Caroline du Nord sont considérés comme des fournisseurs “haut de gamme”, pour la taille de leurs aiguilles autant que pour leur couleur mordorée. Collectées à la main ou au tracteur avant d’être séparées des pommes de pin, les feuilles sont ensuite compressées en bottes rectangulaires. Un travail qui peut rapporter autour de 1 000 dollars par semaine aux saisonniers.

Les gestionnaires du parc de Bladen Lakes vendaient encore récemment les droits d’exploitation de ses arbres pour financer l’entretien de ses 33 000 hectares. Ils tirent désormais leurs fonds des récoltes d’aiguilles. Le marché a permis d’épargner les arbres matures tout en protégeant leurs habitants, les pics à cocarde rouge, une espèce d’oiseau rare et menacée.