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Selon quatre experts, interrogés par Der Spiegel, les compétences sur le numérique sont très importantes mais la créativité, la communication et la capacité à apprendre tout au long de sa carrière le sont encore plus. Explications.

Le magazine allemand Der Spiegel a interrogé quatre experts, tous travaillant dans des secteurs différents mais qui ont pour point commun de voir passer beaucoup de CV, sur les compétences à acquérir et à mettre en avant pour trouver du travail.

Pour commencer, le journal s’est entretenu avec Hans Bongartz, directeur général du développement de l’entreprise chez LichtBlick, le plus grand fournisseur d’électricité verte et de chauffage en Allemagne. Pour Hans Bongartz :

La curiosité, l’ambition et le désir d’aider à façonner les choses sont presque plus importants que les antécédents professionnels et l’expérience à des postes spécifiques […] Nous voulons des gens qui ont des idées par eux-mêmes et qui n’attendent pas d’instructions sur ce qu’il faut faire.”

Le chef d’entreprise note cependant, qu’avec le travail à distance notamment, la maîtrise des outils numériques est cruciale, et que LichtBlick étant implanté dans plusieurs pays du monde, la communication se fait de plus en plus en anglais. Néanmoins, explique-t-il, “vous n’êtes pas obligé de venir chez nous et de parler un anglais parfait. Mais nous allons nous demander : y a-t-il une volonté d’apprendre ? Si c’est le cas, nous sommes heureux de vous aider à prendre des cours.”

Gerhard de Haan, professeur à l’Université libre de Berlin et auteur d’un rapport intitulé “L’avenir de l’éducation scolaire 2050”, est d’accord : l’accent est souvent trop mis sur les compétences techniques au détriment d’autres qualités. Selon lui :

Les compétences techniques comme la programmation ne sont pas si cruciales […] Avec les outils et les cours disponibles aujourd’hui, vous pouvez apprendre à programmer une voiture autonome en deux mois – à l’avenir, la plupart des programmes s’écriront de toute façon. Les compétences dites du XXIe siècle sont donc plus importantes : créativité, compétences en communication, collaboration.”

L’universitaire ajoute que ce sont les équipes les plus diverses qui sont les meilleures. Tout le monde n’a donc pas besoin de savoir coder, et il suffit de quelques personnes avec cette compétence. En revanche, la compréhension des bases de données s’annonce de plus en plus cruciale. Gerhard de Haan ajoute enfin que tout le monde a vraiment besoin de faire preuve d’humour et d’empathie au travail. Ceux qui jouent solo ne s’en sortiront pas à l’avenir, tient-il à préciser.

Un avis largement partagé par Indra Rosendahl, responsable de la marque à titre d’employeur mondial chez le constructeur automobile Daimler. Son entreprise recrute dans les salons de l’emploi, sur les campus des universités ou dans des événements de recrutement, en présentiel aussi bien qu’en ligne. Dans son secteur, Indra Rosendahl explique que les compétences clés sont “la maîtrise des outils de communication, le savoir-faire en matière d’application et une compréhension fondamentale de la numérisation et de l’informatique”. Mais ce qui est central reste, en premier lieu, la capacité à apprendre et à s’adapter tout au long de sa carrière.

Enfin, Der Spiegel a interrogé Eva Scharf, responsable du site de Francfort du Zentrum für Weiterbildung (ZfW, Centre pour la formation continue). Le but du ZfW est de soutenir les adultes et les jeunes de la région Rhin-Main dans leur intégration sur le marché du travail et de la formation. Elle aussi remarque que les entreprises insistent sur les “soft skills”. Elle en profite pour conseiller aux jeunes qui entrent sur le marché de l’emploi d’être honnêtes, notamment pour expliquer des difficultés liées à la pandémie :

Avoir le courage d’être honnête, c’est aussi dire : ‘Je n’ai rien fait ici depuis un an – et c’est une bonne chose. Parce que maintenant je suis là, et je sais ce que je veux.’”

Les jeunes candidats savent se montrer spontanés et flexibles. Il leur faut convaincre leurs aînés qu’ils savent aussi être ponctuels, fiables et investis dans leur travail.

Source

Un grand, très grand magazine d’enquêtes, lancé en 1947, agressivement indépendant, et qui a révélé plusieurs scandales politiques. Depuis sa création, le Spiegel a choisi la ligne du journalisme d’investigation. Il est le magazine d’

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