“A Montréal, la pandémie ne nous pas empêchés de créer notre entreprise”

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Panier québécois est une épicerie en ligne créée en 2020 par quatre français expatriés à Montréal. Courrier Expat a rencontré Thomas Lemoine, l’un des fondateurs.

Ils s’appellent Jean-Baptiste Paganon, Christophe Paganon, Julie Abbotts et Thomas Lemoine. Installés à Montréal, ils viennent de Marseille, de Mulhouse et de Châlons-en-Champagne. En 2020, ces quatre Français ont bravé la pandémie pour créer Panier québécois, un service d’épicerie en ligne qui propose les produits d’un des plus grands marchés publics de Montréal, le Marché Jean-Talon. Courrier Expat a rencontré Thomas Lemoine, 30 ans – le doyen de la bande – pour évoquer son expérience montréalaise. 

Courrier Expat : Qu’est-ce qui vous a motivé à venir au Canada ? 

Thomas Lemoine : Ayant déjà eu la chance de vivre dans d’autres pays, je souhaitais renouveler l’expérience avec l’intention de m’installer plus durablement. Le Canada est à la fois anglophone et francophone, ce qui rend les choses plus faciles. 

Pourquoi avoir choisi Montréal ? 

Montréal est le format de ville idéal : une qualité de vie incroyable et pour l’instant abordable, la nature à proximité, des opportunités personnelles et professionnelles. 

Avez-vous eu des difficultés pour vous intégrer et trouver un emploi ? 

Ma conjointe et moi-même avons trouvé un emploi en moins d’un mois dans nos secteurs d’activité. De nombreux Français évoquent la difficulté de s’intégrer vraiment auprès des Québécois malgré un super accueil au début. Je pense qu’il est nécessaire de faire des efforts d’adaptation et ne pas croire que l’on pose ses valises dans une seconde France. 

Retrouvez-vous des repères dans le quartier où vous habitez qui vous rappellent la France ? 

Nous avons choisi de vivre à Verdun, au bord de l’eau. Le quartier rappelle moins la France que le Plateau Mont-Royal, par exemple, mais c’est aussi ce qui fait son charme. 

Panier québécois fête son premier anniversaire. Quel bilan tirez-vous de l’expérience ? 

Un an déjà ! Cette année a été intense et, comme dans toute start-up, un véritable ascenseur émotionnel. Le bilan est très positif. Notre entreprise, Panier québécois, représente la liberté d’entreprendre, d’essayer, d’imprimer nos valeurs dans nos activités. Nous sommes actuellement toujours en croissance grâce à un fort engouement pour l’achat local et les produits frais et de qualité.

Quel rôle a joué votre entreprise dans votre processus d’intégration comme immigrants ? 

L’entreprise a été un très bon moyen de mieux s’intégrer, car cela nous a mis en relation avec l’écosystème de l’entreprenariat à Montréal et le monde des marchés publics et des producteurs et artisans agro-alimentaires. 

Montréal est en pleine effervescence immobilière qui a fait grimper le prix des maisons et des locations. Êtes-vous affecté par le phénomène 

Nous sommes tous affectés par la situation. Cela crée une tension évidente pour les foyers à revenus plus faibles car les opportunités de logement abordables sont très faibles. On observe des files d’attente dans la rue pour des visites d’appartement dont le prix de vente va exploser suite aux enchères. En tant que Français, nous sommes très peu habitués aux taux variables et à la possibilité de surenchérir sur un achat de maison ou d’appartement. 

Les Français doivent-ils faire leurs devoirs avant de faire le saut pour venir au Canada ? 

Les Québécois ne sont pas des Français vivant en Amérique du Nord, ni même des Américains parlant français. Ils ont leur propre identité et je pense que c’est un minimum de s’intéresser un peu à l’histoire, à la culture, à la langue. 

Martin Gauthier

Source

Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le

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