Bienvenue dans la “Yolo economy”

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Après plus d’un an, la pandémie de Covid-19 épuise les esprits, crée le doute et voile les ambitions futures. Face à cet immobilisme déprimant, beaucoup souhaitent envoyer balader leur emploi pour se lancer dans de nouvelles aventures professionnelles. 

”You only live once”, ou “Yolo” : “On ne vit qu’une fois”. Ce carpe diem moderne, “popularisé par le rappeur Drake il y a une dizaine d’années”, est depuis brandi en étendard par les aventuriers téméraires, relate le New York Times.

Ces derniers temps, le terme semble connaître un regain de popularité en raison de la pandémie de Covid-19, notamment aux États-Unis, où le quotidien de New York remarque qu’il “se passe quelque chose d’étonnant parmi les travailleurs américains les plus ambitieux de la génération Y” :

Après un an penchés sur leur MacBook, à enchaîner les réunions Zoom, entre deux pains au levain et des tours de pédales sur leur vélo d’appartement Peloton, ils ont décidé de renverser l’échiquier de leur vie parfaitement organisée et de tout risquer.”

Le principe : quitter son emploi stable et “pépère” pour monter son entreprise, développer une activité secondaire ou enfin terminer ce scénario qui traînait dans un coin de la chambre ou de l’esprit.

Bien sûr, cet “appétit croissant pour la prise de risque” concerne surtout des jeunes employés de bureau frappés “par la lassitude”, suffisamment payés pour avoir pu épargner au cours de l’année écoulée, et assez ragaillardis par l’efficacité de la campagne de vaccination pour oser se lancer dans des défis enfouis depuis peut-être quelques années : “Les craintes et l’anxiété ressenties depuis un an ouvrent la voie à un tout nouveau courage professionnel.”

Si la langueur (“languishing”) est “l’émotion dominante du moment”, selon le quotidien américain, “la Yolo economy pourrait être la tendance forte de l’année dans le monde professionnel”. Selon la dernière enquête menée par Microsoft sur le monde du travail, 40 % des travailleurs dans le monde envisagent de quitter leur emploi au cours de l’année. Un projet qui concerne près d’une personne sur deux au sein de la génération Z (ceux nés à partir de 1997), précise le quotidien économique italien Il Sole-24 Ore.

Évolutions faibles

Premier facteur déclencheur de cette soif d’aventure : le travail numérique à distance, qui peut “avoir des effets sur les relations professionnelles” menant à une “désaffection” et à une “insatisfaction” au travail. À cela s’ajoutent des évolutions de carrière faibles, fragilisées par la pandémie et le manque de préoccupation du monde du travail pour le bien-être, qui inquiètent les plus jeunes, poursuit le journal de Milan.