Et si Royaume-Uni faisait ce qu’il faut pour attirer les nomades numériques ?

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Le pays n’a pas le meilleur climat ni les plus belles plages pour séduire les nomades numériques, mais il a d’autres atouts à faire valoir auprès de ces professionnels très qualifiés, plaide ce chroniqueur du Daily Telegraph.

Imiter le Portugal ou la Croatie en proposant aux digital nomads un visa sur mesure. C’est ce que Matthew Lynn, chroniqueur au Daily Telegraph et spécialiste des questions économiques, suggère au gouvernement britannique :

D’accord, le Royaume-Uni n’est peut-être pas la destination la plus évidente pour cette nouvelle espèce de travailleurs. Mais cela ne veut pas dire que nous ne devrions pas nous lancer dans la course. Les nomades numériques sont probablement les personnes les plus créatives, innovantes et entreprenantes du monde à l’heure actuelle, et si nous voulons une économie mondialisée hautement qualifiée avec des revenus élevés, nous devrions leur dérouler le tapis rouge.”

En Europe, bientôt 40 millions de nomades numériques

Ils étaient déjà nombreux avant la pandémie, mais la crise sanitaire a accéléré la tendance et il est probable qu’ils seront encore plus nombreux une fois levées les restrictions de voyage, croit pouvoir assurer le chroniqueur. “Une enquête de MBO Partners a montré que 10,9 millions d’Américains se décrivent désormais comme des ‘nomades’. Ils n’étaient que 7,3 millions en 2019. Aux États-Unis, 19 millions de personnes envisagent de devenir nomades dans les trois prochaines années et 45 millions y réfléchissent. En Europe, les nomades numériques pourraient être entre 30 et 40 millions d’ici le milieu de cette décennie – et peut-être beaucoup plus encore.”

Or la compétition est ouverte pour attirer ces travailleurs hyperconnectés, notamment entre les pays européens :

Cette semaine, l’Espagne commence à légiférer pour instaurer de nouvelles règles fiscales et de nouveaux visas afin de leur permettre de travailler sur place (super ! à bientôt à Barcelone !). Et la liste ne cesse de s’allonger. Le Portugal a déjà un visa spécial et un régime fiscal particulier. La Croatie, la Grèce et les Bahamas aussi.”

Plus d’investisseurs à Londres que sur une île grecque

À défaut de soleil et de palmiers, le Royaume-Uni peut faire valoir ses villes, parmi les mieux connectées du monde, une vie culturelle riche et animée – et surtout un marché particulièrement dynamique avec ses clients et ses investisseurs potentiels, insiste le chroniqueur. “Une île grecque est idéale pour travailler avec les clients que vous avez déjà : Zoom vous permet de rester en contact. Il est nettement moins probable que vous puissiez déjeuner avec eux à l’auberge locale. Or après un certain temps, les contacts virtuels ne valent plus les vrais. De même, si vous avez besoin de développer votre entreprise, vous avez beaucoup plus de chances de trouver des bailleurs de fonds potentiels à Londres qu’à Split ou à Dubrovnik.”

Concrètement, Matthew Lynn suggère la création d’un visa d’un an accessible à tous les travailleurs nomades disposant d’au moins 40 000 livres (soit 47 000 euros) de revenus par an – assorti d’une exonération totale d’impôts sur les revenus non britanniques. Parmi ces professionnels très qualifiés, certains s’installeraient pour de bon, ce qui permettrait de créer un vivier de compétences pour certains secteurs de l’économie britannique où elles commencent à manquer :

Plus nous réussirons à en convaincre, mieux ce sera – et si nous nous leur offrons un bon package, tous ne partiront pas pour les Caraïbes.”

Source

Atlantiste et antieuropéen sur le fond, pugnace et engagé sur la forme, c’est le grand journal conservateur de référence. Fondé en 1855, il est le dernier des quotidiens de qualité à ne pas avoir abandonné le grand format.
Son agenda est

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