À Singapour, la place des expatriés au cœur du débat politique

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Alors que des mesures récentes rendent déjà plus difficile qu’auparavant l’obtention d’un visa de travail dans la cité-Etat, l’opposition les juge insuffisantes.

La question est récurrente à Singapour mais elle vient à nouveau de s’imposer avec force dans l’agenda politique : la cité-Etat doit-elle continuer à accueillir des professionnels étrangers alors qu’elle se trouve confrontée, à cause de la crise sanitaire, à la pire récession qu’elle ait connue ?

Le 6 juillet dernier, “les principaux ministres ont défendu devant le Parlement la politique de libre-échange du gouvernement et son ouverture aux professionnels étrangers face aux critiques des leaders de l’opposition selon qui les tensions accrues sur le marché du travail rendent plus difficile l’accès à l’emploi pour les Singapouriens”, rapportent les correspondants sur place de Bloomberg-Businessweek.

Alors que Leong Mun Wai, membre du Progress Singapore Party, dans l’opposition, a appelé à un “rééquilibrage” du marché du travail en faveur des travailleurs locaux, Ong Ye Kung, le ministre de la Santé a réaffirmé la nécessité, pour la bonne santé économique de la cité-Etat, de continuer à accueillir des professionnels étrangers.

Le nombre d’espats a déjà baissé

Selon une enquête de l’Institute of Policy Studies, 70 % des Singapouriens sont d’accord pour limiter strictement leur nombre. “Il est indéniable qu’il y a un besoin de travailleurs étrangers dans de nombreux secteurs. Mais dans les emplois technologiques, par exemple, ils ont pris la place des locaux”, soutient Ethan Tan, un jeune diplômé singapourien. “Le gouvernement doit admettre que sa politique, qu’il prétend équilibrée, ne donne pas les résultats escomptés.”

“Pour de nombreuses entreprises étrangères, son régime fiscal favorable et ses infrastructures modernes font de Singapour l’un des endroits les plus attrayants en Asie pour les affaires – d’autant plus que Hong Kong est pris dans les tensions américano-chinoises. Mais l’ambiance a indéniablement changé”, écrit Kwan Wei Kevin Tan sur le site de Bloomberg avant d’énumérer les mesures récentes qui rendent plus difficiles l’obtention d’un visa de travail dans la cité-Etat.

Leurs effets se font d’ailleurs déjà sentir. Le nombre de titulaires d’un employment pass – réservé aux emplois payés plus de 4 500 dollars singapouriens (2 800 euros) par mois – a diminué de 8,6 % en 2020 par rapport à l’année précédente. Au total, selon une enquête de la Chambre de commerce britannique de Singapour, le nombre d’étrangers qui travaillaient dans la cité-État au premier semestre 2021 serait en baisse de 18 %.

Le débat sur le “rééquilibrage” nécessaire du marché du travail local reviendra au Parlement au cours des prochains mois et promet d’être animé, prévient le journaliste.

Source

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