Etats-Unis: le «syndrome de la Havane» pourrait bien être dû à des interventions humaines

Finalement… peut-être. Moins de quinze jours après que la CIA a réfuté l’intervention d’une puissance étrangère pour expliquer le mystérieux « syndrome de La Havane », plusieurs puissances en seraient-elles la cause ? Selon un groupe d’experts consulté par les agences de renseignement, des ondes électromagnétiques et des ultrasons, émis à faible distance, pourraient avoir provoqué certains des « incidents anormaux de santé » (IAS), comme ils sont appelés dans le jargon administratif pour évoquer le « syndrome de La Havane ». La technologie susceptible de provoquer le genre de symptômes constatés (maux de tête, nausées, vertiges, voire lésions neurologiques) existe, ont précisé ces experts, selon un extrait de leur rapport rendu public par la direction du renseignement américain.

Ce mal a d’abord frappé des diplomates américains et canadiens en poste à Cuba en 2016, d’où son nom de « syndrome de La Havane », puis ces IAS ont été signalés ailleurs dans le monde (Chine, Allemagne, Australie, Russie, Autriche) et même à Washington. En août 2021, la visite à Hanoï de la vice-présidente américaine Kamala Harris avait été retardée de trois heures après une alerte de ce type dans la capitale vietnamienne. Les victimes ont déclaré avoir été frappées par les symptômes dans les ambassades et leurs résidences personnelles, et dans au moins un cas, à un feu rouge en plein air dans un pays étranger.

« Lésions cellulaires du système nerveux »

Selon les spécialistes médicaux, scientifiques et d’ingénierie qui constituent le groupe de travail et qui ont accès à des informations classifiées sur les IAS, « une fraction » des centaines de cas examinés « ne peut pas être facilement expliquée par des conditions environnementales ou médicales et ils pourraient être dus à des stimuli externes ». D’autant moins que parmi les cas étudiés, tous « authentiques et convaincants », certains ont touché plusieurs personnes dans le même espace, qui ont ensuite montré des signes de « lésions cellulaires du système nerveux ». Et il est possible de concevoir des appareils faciles à dissimuler et capables d’envoyer des ondes électromagnétiques ou des ultrasons en direction d’une personne ou de plusieurs.

Ce faisant, les experts confirment en grande partie un rapport des National Academies of Science publié fin 2020 qui concluait que « l’énergie de radiofréquence pulsée et dirigée » était « le mécanisme le plus plausible pour expliquer ces cas ».

À l’inverse, les experts jugent « invraisemblables » plusieurs théories comme l’usage de rayonnement ionisant, qui peut être produit par des éléments radioactifs, d’agents chimiques ou biologiques, d’armes soniques ou acoustiques ou encore de chaleur issue de l’énergie électromagnétique. La communauté du renseignement va poursuivre ses enquêtes. « Nous continuons à poursuivre des efforts complémentaires pour aller au fond des incidents de santé anormaux – et pour offrir un accès à des soins de classe mondiale aux personnes touchées », ont affirmé la directrice du renseignement national Avril Haines et le directeur de la CIA Bill Burns dans un communiqué conjoint.

Le mois dernier, un haut responsable du gouvernement américain avait indiqué, sous couvert d’anonymat, qu’il était « improbable qu’un acteur étranger, dont la Russie, mène une campagne mondiale prolongée pour nuire au personnel (des ambassades américaines) avec une arme ou un mécanisme » unique.

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