je suis ma femme partout dans le monde

En épousant une diplomate, Uli Mans savait qu’il allait souvent devoir déménager. Sa seule condition : pouvoir toujours travailler et être indépendant financièrement.

Les journalistes Kristin Haug et Verena Töpper ont publié Mittagspause auf dem Mekong (“Pause déjeuner sur le Mékong”, 2021) où elles racontent leur rencontre avec des expatriés installés aux quatre coins du monde. Der Spiegel en publie régulièrement les bonnes feuilles et a notamment décidé de mettre en avant le parcours d’Uli Mans, un Allemand marié avec une diplomate néerlandaise.

Quand il était jeune, Uli Mans rêvait déjà d’expatriation et est parti en Nouvelle-Zélande, bien loin de sa Forêt-Noire natale, après le bac. Quelques années plus tard, il effectue un séjour d’étude en Hollande.

Il travaillait pour le Centre d’études stratégiques de La Haye aux Pays-Bas, où il conseillait les entreprises et l’Otan sur les régions en crise, quand il a rencontré sa future femme, diplomate néerlandaise. Six mois à peine après leur rencontre, elle reçoit une proposition de poste à l’étranger. Uli Mans se souvient qu’il n’a pas hésité, mais précise : “J’avais une condition : je devais pouvoir gagner de l’argent dans le pays où elle était envoyée. Juste déménager quelque part sans travailler, je n’aurais pas accepté.” Ensemble, ils choisissent leur future destination : ce sera le Soudan, où Uli pouvait continuer à travailler pour des ONG ou pour l’ONU. Ils y restent de 2008 à 2011 puis partent à Berlin. Après un an et demi à Berlin, l’épouse d’Uli Mans est renvoyée à La Haye. Il la suit et ils s’occupent à tour de rôle de leurs deux enfants.

Nous sommes restés à La Haye pendant quatre ans, puis nous avons voulu repartir à l’étranger pour faire découvrir le monde à nos enfants le plus tôt possible.

À l’époque, en 2016, ma femme a postulé à Ankara, Pretoria et Téhéran, mais malheureusement, cela n’a pas fonctionné. Puis un poste s’est libéré à Washington – c’est ce qui arrive lorsqu’un collègue quitte inopinément son poste – et nous avons accepté. Cependant, nous avons dû déménager dans les trois mois.

À l’époque, mon employeur, l’université de Leiden, m’a autorisé à travailler de l’étranger pendant un an. À Washington, j’ai obtenu un poste de conseiller politique pour l’UE en 2018. Un an plus tard, on m’a proposé de travailler en tant qu’expert en innovation pour le ministère des Affaires économiques néerlandais depuis l’ambassade. J’ai donc pu profiter de trois opportunités de carrière en trois ans et j’ai pu découvrir une grande partie de la scène politique de Washington.”

Uli Mans n’a pas de regrets, car les choix d’expatriation se sont toujours fait à deux et chacun a su renoncer si l’autre n’y trouvait pas son compte professionnellement. Pour autant, il se rend compte qu’il a toujours “déménagé avant qu’une évolution de carrière ne soit possible”. Ses expériences ont été très diverses mais pas forcément poussées. De retour au Pays-Bas depuis 2020, il se concentre à présent sur sa famille et son nouvel emploi.

Être un homme conjoint d’expat, n’est pas commun, selon lui :

J’ai suivi ma femme à l’étranger. Déjà trois fois. Malheureusement, les hommes qui le font sont encore minoritaires. Les cercles de maris expatriés sont souvent petits, et il faut un certain temps pour s’y retrouver. Les épouses expatriées, en revanche, sont bien organisées, elles se rencontrent assez souvent.”

Source

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