Boris Johnson soupçonné d’avoir facilité l’évacuation de chiens et de chats après l’arrivée des talibans en Afghanistan

Encore un scandale pour le Premier ministre britannique ? Boris Johnson a-t-il facilité l’évacuation en août 2021 de chiens et chats de Kaboul (Afghanistan) alors que des milliers d’Afghans tentaient de fuir le pays pris par les talibans ? C’est ce que soupçonne la commission des Affaires étrangères de Westminster, qui enquête sur le retrait des forces britanniques du pays, dans un mail, diffusé par la presse et cité par Le Monde.

« L’association de charité Nowzad, dirigée par un ex de la Royale Navy, a reçu beaucoup de publicité et le Premier ministre vient juste d’autoriser l’évacuation de ses équipes et des animaux », peut-on lire dans un ce mail écrit par un collaborateur du secrétaire d’État aux Affaires étrangères Zac Goldsmith.

En août 2021, Pen Farthing, un ancien de la Royal Navy, avait multiplié les apparitions médiatiques pour appeler au sauvetage des 150 chiens et chats abrités dans le chenil dont il était propriétaire à Kaboul.

Déjà l’année dernière, un employé du bureau du Quai d’Orsay britannique avait témoigné avoir « reçu des instructions du Premier ministre » pour mettre en place « une capacité (de transport) considérable » pour évacuer ces animaux.

« Aucun contact direct » avec Boris Johnson

« Les militaires ont toujours donné la priorité aux êtres humains et c’était la bonne chose à faire », s’est défendu jeudi Boris Johnson. Tandis que sur Twitter, Pen Farthing assurait n’avoir eu « aucun contact direct » avec le Premier ministre.

I can confirm ?% I have never ever had any direct contact with the PM or his wife. Please stop trying to find a link here @SkyNews @BBCNews @GMB @GBNEWS Whoever authorised our rescue of 67 human beings and our animals THANK YOU. But I have no idea who that was.

— Pen Farthing (@PenFarthing) January 27, 2022

Plus de 120 000 personnes avaient été évacuées de Kaboul dans les chaotiques dernières semaines de l’occupation américaine fin août, après la prise du pouvoir par les talibans.

Parmi elles, figuraient des diplomates et ressortissants étrangers, mais aussi des dizaines de milliers d’Afghans à risque, notamment parce qu’ils avaient collaboré avec les forces de la coalition internationale en Afghanistan. Depuis, certains pays et des ONG internationales ont continué à affréter des vols pour faire partir des Afghans. Mais les autorités talibanes sévissent de plus en plus vigoureusement contre cette pratique.

Des dizaines de milliers d’Afghans continuent de vouloir fuir, craignant d’être victimes de représailles de la part des talibans.

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