Belgique : laisser un logement vide sera désormais une infraction en Wallonie

Pour régler le problème des logements vacants en Wallonie, l’une des régions francophones de la Belgique, le gouvernement régional a décrété que laisser une habitation inhabitée sera désormais une infraction. Cela fait partie du plan, définitivement adopté par le parlement mercredi, « pour renforcer la lutte contre les logements inoccupés ».

En Wallonie, il y a un trop grand nombre de ménages wallons qui éprouvent des difficultés pour se loger, tandis que beaucoup de logements restent inoccupés.
Désormais, garder un logement inoccupé en Wallonie sera considéré comme une infraction. pic.twitter.com/sDNZi38fa4

— Elio Di Rupo (@eliodirupo) January 21, 2022

« Maintenir inoccupé un immeuble ou une partie de bâtiment destiné au logement constituera dorénavant une infraction », a résumé Christophe Collignon, le ministre wallon du Logement, dans les colonnes du Soir. « Cette mesure est attendue depuis 10 ans. Dans quelques mois, nous serons en mesure de pouvoir remettre certains logements inoccupés sur le marché », a encore indiqué le ministre à nos confrères belges.

Une amende entre 500 et 12 500 euros par logement

Concrètement, tout logement avec une consommation inférieure à 15 m cubes d’eau par an ou à 100 kWh par an sera considéré comme inoccupé, a précisé Elio Di Rupo, le ministre-président de Wallonie, sur son compte Twitter. « Un juge pourra ordonner chaque mesure utile afin d’occuper un logement » et que « des amendes sont aussi prévues lors de longues périodes d’inoccupation », a-t-il encore indiqué.

« Avec cet arsenal, la Wallonie va lutter contre les nombreux logements vides en incitant les propriétaires à envisager toute possibilité permettant une occupation optimale », a félicité Elio Di Rupo. Car « avec la crise du logement que nous connaissons en Wallonie, il n’est plus normal aujourd’hui de laisser certains biens inhabités. »

Selon le Soir, l’amende applicable aux propriétaires s’élèvera entre 500 et 12 500 euros par logement, « en fonction de la longueur de la façade et du nombre d’étages du logement, pour une période de douze mois sans interruption d’inoccupation ».