Comment Dubaï a profité de la pandémie

Dubaï n’a jamais attiré autant d’étrangers que depuis le début de la crise sanitaire. Comparé aux autres métropoles mondiales, l’Émirat apparaît aux nouveaux résidents comme un havre de paix et de prospérité, rapporte The Wall Street Journal.

À l’inverse Singapour ou de Hong Kong et alors que les capitales européennes en sont encore à moduler les restrictions de voyage en fonction des vagues successives du Covid-19, Dubaï apparaît depuis le début de la pandémie comme une ville en plein essor, constate The Wall Street Journal :

Les bars, les restaurants et les hôtels sont pleins à craquer, les prix de l’immobilier ont grimpé en flèche, les employés ont regagné leurs bureaux et, depuis octobre dernier, l’Expo 2020 attire les touristes étrangers.

Cette année, “des milliers de millionnaires” ont déménagé aux Émirats, attirés par l’absence d’impôt sur le revenu et l’assouplissement des restrictions dues à la pandémie, rapporte le quotidien américain. Les autorités émiraties se vantent d’avoir “vaincu le virus” grâce à un taux de vaccination de 90 %, l’un des plus élevés au monde. En octobre, le prince héritier d’Abou Dhabi, le cheikh Mohammed bin Zayed Al-Nahyan, a lui-même déclaré que les Émirats avaient “surmonté la crise sanitaire”.

“Aujourd’hui, Dubaï coche toutes les cases”

L’Émirat, qui parie depuis longtemps sur une économie ouverte, vient en quelque sorte de “doubler la mise”, malgré la menace du variant Omicron, en annonçant qu’à partir de janvier 2022 la semaine de travail se déroulerait du lundi au vendredi et non plus du dimanche au jeudi, selon la norme en vigueur au Moyen-Orient. “Il s’agit de la dernière des réformes programmées pour attirer davantage d’entreprises étrangères et d’expatriés”, souligne le quotidien américain qui a recueilli les témoignages de nouveaux résidents.

Dustyn Smith, 36 ans, a déménagé à Dubaï en septembre dernier. Il travaillait jusqu’alors à Singapour, dans le secteur de la technologie. Mais dans la cité-Etat, les nouvelles règles en matière de visas compliquent la vie des expatriés. Avec sa femme, ils ont finalement choisi de s’installer à Dubaï à cause du climat et parce que les frontières du pays étaient restées ouvertes. Depuis, tous deux ont trouvé du travail sur place. Selon Dustyn Smith, “Dubaï coche aujourd’hui toutes les cases.”

Le Britannique Scot Drummond, 57 ans, travaille quant à lui dans l’immobilier. Jusqu’à cette année, ses activités étaient centrées sur le Portugal et le Royaume-Uni. Mais en janvier dernier, “alors qu’il était impossible de réaliser la moindre affaire en Europe” à cause de la pandémie, il a fait un séjour de deux semaines à Dubaï, “où tout était ouvert”.

“Le boom ne fait que commencer”

Décidé à créer une succursale aux Émirats, il a pu le faire “facilement”. Une fois obtenu son permis de séjour, Scot Drummond a passé ses premières semaines à Dubaïdans un hôtel 5 étoiles qui offrait des réductions aux nomades numériques. Il en a même profité pour se faire vacciner, raconte-t-il, alors qu’au Royaume-Uni il aurait dû patienter pendant plusieurs semaines avant de pouvoir accéder au vaccin, explique-t-il.

Après deux années à la baisse, l’immobilier a d’ailleurs battu des records en 2021 à Dubaï. Selon le cabinet Knight Frank, les prix ont augmenté de 21 % entre janvier et octobre. Khadija El Otmani, qui travaille dans ce secteur, est frappée par les changements intervenus dans sa clientèle. Voilà quelques années, Dubaï attirait surtout des investisseurs venus d’autres pays du Golfe ou des Indiens. Aujourd’hui, les expatriés occidentaux qui ont fait fortune dans la tech leur disputent des biens de prestige.

Et “le boom ne fait que commencer” veut croire Neil Petch, qui dirige à Dubaï une agence de conseil pour les étrangers désireux de créer une entreprise : il constate qu’il n’a jamais eu autant de clients. Selon lui, “les gens sont vraiment en train de devenir des citoyens du monde.” Une évolution précipitée par la crise sanitaire et dont Dubaï est l’une des toutes premières métropoles à tirer profit.

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C’est la bible des milieux d’affaires. Mais à manier avec précaution : d’un côté, des enquêtes et reportages de grande qualité ; de l’autre, des pages éditoriales tellement partisanes qu’elles tombent trop souvent dans la mauvaise foi la plus

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