Le Dernier Duel : Ridley Scott rejette l’échec sur les millenials et leurs smartphones

Ridley Scott – Le Dernier Duel

Un peu plus d’un mois après la sortie du Dernier Duel, Ridley Scott explique l’insuccès de son drame historique par le désintérêt d’une jeune génération obnubilée par les téléphones portables et les petits écrans.

 

 

 

Alors que son prochain film House of Gucci sort demain en salle, Ridley Scott est revenu sur les faibles performances au box-office du Dernier Duel au micro de Marc Maron pour le podcast WTF : « Je pense que Disney a fait une promotion fantastique. Ils ont adoré le film. J’avais peur que ça ne soit pas pour eux mais ils ont vraiment aimé, donc le marketing, les publicités, étaient excellents. »

 

Pour un budget de 100 millions de dollars, Le Dernier Duel n’a engrangé que 27 millions de dollars de recettes mondiales dont près de 11 à domicile. Coincé entre Mourir peut attendre et le très attendu Dune, les spectateurs ont pu se perdre au milieu de ces grands titres et expliquer ses résultats surprenants pour un réalisateur de cette trempe.

 

Une déception que le réalisateur impute aux jeunes : « Je pense qu’on peut le résumer au fait que le public a grandi avec des putains de téléphones portables. Les millénials ne veulent rien entendre si ça ne vient pas d’un portable. Je généralise mais je pense qu’on le vit actuellement avec Facebook. C’est une distraction qui donne une confiance mal placée à la nouvelle génération. »

 

Marc Maron continue en pointant du doigt le caractère historique du long-métrage qu’il pensait justement intéressant pour les jeunes, ce à quoi Ridley Scott montre son agrément : « Je suis d’accord. Particulièrement avec Matt Damon, Ben Affleck, Adam Driver et cette nouvelle actrice Jodie Comer. C’est un pari que l’on a fait. C’est le pari qu’a fait la Fox. On pensait tous que le scénario était incroyable et on l’a réalisé. On ne peut pas gagner à tous les coups. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais regretté un film. Aucun. J’ai très tôt appris à être mon propre critique. Mon opinion sur mes choix est le seul qui compte. Partir. Être satisfait. Et ne pas regarder en arrière. C’est moi. »

 

Cet accident de parcours n’est pas le premier dans la carrière du prolifique réalisateur américain qui a appris, à ses dépens, la variation des avis sur ses films : « En 1982, j’ai fait un film appelé Blade Runner. C’était mon troisième film. Plutôt bon. J’ai été descendu. Descendu par la critique Pauline Kael qui n’a pas pris la peine de me rencontrer. On ne s’est jamais rencontrés et, soudain, je lis cet article dans le New Yorker, qui est un magazine classe. Je le lis et ce sont quatre pages d’insultes. Je l’ai fait encadrer. C’est maintenant dans mon bureau. Je ne lis pas les critiques. Je ne les lirai plus parce qu’elles ont tellement tort. Je suis juste au-dessus de ça. »

 

Reste à espérer pour Ridley Scott que la sortie de House of Gucci, sur l’assassinat de l’héritier de la célèbre maison par son ex-épouse jouée par Lady Gaga, saura faire oublier ce flop.

 

Emilie Bollache

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