L’Arme Fatale 5 : Mel Gibson prend la relève

Mel Gibson – RIchard Donner – Danny Glover et Mel Gibson dans L’Arme Fatale

Warner confirme la mise en chantier d’un nouvel opus de sa franchise d’action datant des années 80 avec l’une de ses stars passant derrière la caméra.

 

 

 

Depuis la mort, en juillet dernier, de Richard Donner (Ladyhawke, Les Goonies, Superman), réalisateur précédents films de la saga L’Arme Fatale (Lethal Weapon), le cinquième volet était mis en suspens. Selon The Hollywood Reporter, c’est la femme du regretté réalisateur, Lauren Shuler Donner, qui a donné sa bénédiction pour reprendre le projet qui ne cessait d’entrer et de sortir de production ces dernières années.

 

Le dernier jet du scénario est écrit par Richard Wenk, notamment à l’origine de The Equalizer, avec Denzel Washington, et Jack Reacher : Never go back, avec Tom Cruise. Selon Gibson lui-même, celui-ci aurait été suffisamment avancé par Richard Donner qui souhaitait que l’acteur continue après sa mort : « Il m’a demandé de le faire et, à l’époque, je n’ai rien dit. Il l’a dit à sa femme, au studio et au producteur. Donc, je dirigerai le cinquième. »

 

Une puissante connotation imprégnera ce nouveau film. Débuté en 1987, L’Arme Fatale suit les enquêtes de Roger Murtaugh (Danny Glover), un policier expérimenté aimant l’ordre et le calme, alors que ses supérieurs l’associent à Martin Riggs (Mel Gibson), fougueux et suicidaire à la suite du décès de sa femme.

 

Considéré comme l’un des meilleurs buddy movie, dont l’alchimie entre des personnages aussi différents que complémentaires en influencera d’autres, le film fut un véritable succès de la fin des années 80. Permettant à Mel Gibson de se faire un nom aux États-Unis, lui qui n’était populaire que dans son Australie natale avec des productions comme Mad Max, et à Shane Black (Kiss Kiss Bang Bang, The Nice Guys) d’être reconnu en tant que scénariste avec une noirceur dans le récit, contrastée par un humour marqué.

 

Habitué à des fresques historiques puissantes, violentes et radicales, suscitant des critiques mitigées, Mel Gibson reste un réalisateur reconnu. Son second long-métrage Braveheart, en 1995, lui fait remporter l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. Tandis que La Passion du Christ, en 2004, crée une polémique et divise quant à son tournage en araméen, latin et hébreu. Ce n’est qu’en 2016 qu’il renoue avec le public grâce à Tu ne tueras point, un film de guerre sur un objecteur de conscience refusant de tuer ou de porter une arme durant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci recevra néanmoins la médaille d’honneur pour son courage pendant la bataille d’Okinawa.

 

L’action intrinsèque à la saga de L’Arme Fatale ne devrait donc pas souffrir de sa réalisation. Le dernier volet s’était conclu en 1998 alors que les deux policiers, promus capitaines et ayant pris un coup de vieux, découvraient la paternité pour l’un et devenait grand-père pour l’autre.

 

Emilie Bollache