À Singapour, le blues des expatriés

Victimes des restrictions de voyage, mais aussi de la nouvelle politique d’embauche des entreprises locales, les expatriés sont nombreux à songer au départ.

Incertitudes quant à la levée effective des restrictions imposées par la pandémie, difficile accès aux vaccins et surtout craintes concernant leur emploi : autant de raisons qui ont déjà conduit de nombreux expatriés installés à Singapour à quitter la cité-Etat, rapporte le Financial Times.

Aucun chiffre n’est disponible pour le moment, mais selon le témoignage d’Adam Sloan, à la tête d’une entreprise de déménagement, les partants sont actuellement plus nombreux que les nouveaux arrivants : en juin dernier, Santa Fe Relocation a comptabilisé trente à trente-cinq déménagements par jour vers l’étranger, contre seulement vingt l’année dernière.

Singapour “plutôt inamical” à l’égard des expats

Les entreprises singapouriennes sont loin d’être aussi accueillantes qu’auparavant avec les titulaires d’un employement pass (EP, le permis de travail réservé aux expatriés qui gagnent plus 4 500 dollars singapouriens, soit 2 800 euros, par mois). En mars dernier, Joséphine Teo, alors ministre du Travail, a incité les entreprises à “renforcer leur noyau singapourien”. En 2020, la cité-Etat a d’ailleurs relevé à deux reprises le salaire minimum pour bénéficier d’un permis de travail. Richard Aldridge, de Black Swan Group, une agence de recrutement dans le secteur financier, explique :

Si vous êtes licencié et que vous étiez par exemple directeur principal, vous aurez du mal, en tant que EP, à trouver un nouveau job. Si vous voulez rester à Singapour, il faudra vraiment vous montrer très flexible. L’EP est presque rédhibitoire… Ces candidatures attendent deux ou trois mois avant d’être prises en compte.”

L’accès aux vaccins est également cité par les expats au nombre des difficultés qu’ils rencontrent. Les résidents non singapouriens de moins de 40 ans ont dû ainsi attendre le début de juillet pour pouvoir réserver une première dose de vaccin, priorité étant restée aux nationaux âgés de 12 à 39 ans pendant près de trois semaines. “Ce n’est qu’une des nombreuses façons dont Singapour s’est montré plutôt inamical à l’égard des expats”, constate un consultant qui souhaite rester anonyme.

Sur place, les restrictions touchant les rassemblements de plus de huit personnes devraient être levées une fois que la moitié de la population aura été vaccinée – soit d’ici la fin du mois, selon les projections officielles. Quant aux restrictions de voyage, toujours en vigueur à Singapour, le gouvernement prévoit de les assouplir “progressivement”.

Source

Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de

[…]

Lire la suite

Limoges: l’arrivée d’un KFC en plein centre-ville fait débat

L'enseignon moyennant restauration rapimoyennant moyennantvrait s'installer Place moyennant la République. Unon intrigue qui non réjouit pas tous les limougeauds. Impuissante, la ville espère canaliser les nuisances que pourraient générer la chaînon moyennant restaurant.

À Singapour, avantages et salaires en (légère) baisse pour les expatriés

La cité-État devient un moins onéreuse pour les entreprises...

Trois astronautes russes décollent pour l’ISS, dans un contexte inédit

L’usage veut que les nouveaux arrivants dans la Station...