Le “bleisure” ou l’art de combiner loisirs et voyage d’affaires

De plus en plus nombreux, les nomades numériques sont en train de changer à la fois le travail et les voyages. Les professionnels de l’hôtellerie et du tourisme tentent de s’adapter.

C’est un mot-valise très à la mode. Formé sur business (affaires) et leisure (loisir), il désigne l’art de mêler voyages professionnels et activités de loisir. Fini les allers-retours éclairs entre deux réunions, vive le télétravail à la plage, les visioconférences et les longs séjours à l’étranger ! 

“Le bleisure est-il l’avenir du voyage d’affaires ?” s’interroge Toby Skinner dans le Financial Times. Le chroniqueur apporte quelques éléments de réponse. En 2020, les dépenses affectées aux voyages d’affaires ont chuté de 52 % alors que simultanément, selon une étude de MBO Partners, 10,9 millions d’Américains se décrivaient comme des digital nomads – un chiffre en hausse de 49 % par rapport à 2019. De son côté, la plateforme Upwork, spécialisée dans la recherche d’emplois en free-lance, estime que les États-Unis compteront 36,2 millions de travailleurs à distance d’ici 2025.

Les nomades numériques : des profils de plus en plus variés

“Quand nous nous sommes lancés, nous n’avions que des professionnels du secteur technologique”, témoigne Emmanuel Guisset, fondateur d’Outside, une société qui propose depuis 2015 des résidences associant systématiquement coliving et coworking. “Aujourd’hui, nous accueillons aussi bien des créatifs et des consultants que des salariés qui viennent en famille.”

L’hôtellerie de luxe a vite pris la mesure de l’évolution en cours. En mars dernier, Marriott a annoncé l’ouverture de dix-sept nouvelles résidences de long séjour sous les marques Element Hotels, Residence Inn by Marriott et TownePlace Suites. De son côté, Hyatt vient de lancer The Great Relocate, un label qui propose des tarifs réduits pour des séjours de vingt-neuf jours minimum au sein de résidences de luxe dotées d’espaces de travail et de salles de réunion.

“Notre problème, c’est que nous ne trouvons pas assez d’hôtels à racheter”, explique Emmanuel Guisset dont la société, déjà bien implantée aux États-Unis, a ouvert une douzaine de résidences à l’étranger, de Lisbonne à Tulum en passant par Santa Teresa, au Costa Rica.

Mais tout le monde n’a pas les moyens de jouer les techno-gypsies. La vogue du bleisure sera-t-elle durable ? Dès octobre 2020, les banques CityGroup et Crédit Suisse ont demandé à ceux de leurs employés qui travaillaient de l’étranger de rentrer au pays, rappelle Toby Skinner – notamment pour des raisons fiscales.

Source

Fondé en 1888 sous le nom de London Financial Guide, un journal de quatre pages destiné “aux investisseurs honnêtes et aux courtiers respectables”, le Financial Times est aujourd’hui le quotidien financier et économique de

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