IVG : la Floride fait interdire l’avortement à partir de 15 semaines de grossesse

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Un retour en arrière de plus pour les droits des femmes aux États-Unis. Les mères de Floride n’auront plus le droit d’avorter à partir de 15 semaines de grossesse selon la loi promulguée jeudi par le gouverneur républicain de cet État du sud-ouest des États-Unis. Le texte, adopté par le Parlement de Floride à majorité républicaine, et inspiré d’autres législations en vigueur dans des Etats conservateurs, notamment l’Idaho et le Texas, entrera en vigueur le 1er juillet. Il réduit de 24 à 15 semaines de grossesse le seuil légal pour avorter.

Les seules exceptions prises en compte par cette nouvelle loi sont celles d’un « risque grave » pour la santé de la femme ou d’une anomalie létale du fœtus, mais pas en cas de viol ou d’inceste. « Nous sommes ici aujourd’hui pour défendre ceux qui ne peuvent se défendre seuls », a déclaré le gouverneur Ron DeSantis en signant le texte lors d’un rassemblement de militants anti-avortement. « Cela représente la plus grande mesure de protection de la vie promulguée dans cet État depuis une génération », a-t-il ajouté.

« L’une des lois les plus restrictives du pays sur l’avortement »

« Cette interdiction de l’avortement est une attaque contre nos libertés les plus fondamentales : le droit de disposer de notre corps, de notre propre futur », a dénoncé dans un communiqué Stephanie Fraim, présidente pour le sud-ouest et le centre de la Floride de l’organisation Planned Parenthood qui gère de nombreuses cliniques pratiquant des IVG dans tous les États-Unis.

Banning abortion is not what Floridan’s want. Why do some politicians think they are better equipped to make medical decisions about someone’s pregnancy than the pregnant person, their family, and their doctor? #BansOffOurBodies pic.twitter.com/OqqN1s3wwB

— Planned Parenthood of Southwest & Central Florida (@PPSWCF) March 4, 2022

« Ron DeSantis vient de signer l’une des lois les plus restrictives du pays sur l’avortement. Lorsque je serai élu à la législature de Floride, je me battrai pour abroger cette loi inconstitutionnelle », a quant à lui réagi le candidat Démocrate au Sénat, Mike Harvey sur Twitter.

La Cour suprême envisagerait d’annuler le droit à l’avortement

La loi de Floride est comparable à un texte du Mississippi, dont la légalité est en examen à la Cour suprême des États-Unis. La plus haute juridiction du pays, profondément remaniée par Donald Trump, doit rendre sa décision avant la fin juin. Lors de l’examen du dossier, ses juges conservateurs, désormais ultra-majoritaires (six sur neuf) ont laissé entendre qu’ils pourraient profiter de ce dossier pour réduire voire annuler le droit à l’avortement. Reconnu dans l’arrêt historique « Roe v. Wade » de 1973, ce droit est aujourd’hui valable tant que le fœtus n’est pas viable, soit vers la fin du deuxième trimestre.

Galvanisés par la majorité conservatrice de la Cour, plusieurs États républicains ont adopté récemment des lois très restrictives sur l’avortement. Le Texas est allé le plus loin en interdisant d’interrompre toute grossesse dès que les battements de cœur de l’embryon sont perceptibles, environ quatre semaines après la fécondation. La Floride, comme l’Arizona ou la Virginie-Occidentale, a préféré suivre une voie médiane. Leur pari ? Si la Cour se contente de réduire le seuil légal pour avorter, leurs lois pourront rester en vigueur.