Guerre en Ukraine : «reddition» de soldats à Marioupol, 1500 cadavres russes à Dniepro… le point au 49e jour de l’offensive

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Les conditions météo des derniers jours n’ont pas permis à l’aviation russe de décoller aussi souvent que les jours précédents, selon les forces ukrainiennes. Néanmoins, plus d’un mois et demi après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’artillerie continue à pilonner certaines villes, notamment dans la région de Zaporijjia, au sud-est du pays, où aucun corridor humanitaire ne sera, de fait, ouvert ce mercredi.

À Marioupol, les soldats retranchés se seraient rendus

Alors que les frappes russes se poursuivent ce mardi, notamment dans l’usine sidérurgique géante située à la périphérie orientale du port, le ministère russe de la Défense a affirmé que « 1 026 militaires ukrainiens de la 36e brigade marine ont volontairement déposé les armes et se sont rendus » dans la zone de « l’usine métallurgique Ilitch » où ils s’étaient retranchés depuis des jours, utilisant des voies souterraines pour organiser leur guérilla. Dans la nuit de mardi à mercredi, un reportage de la télévision publique russe diffusé sur Rossiïa 24 annonçait cette reddition ; les images montraient des hommes en tenue de camouflage transportant des blessés sur des brancards ou interrogés, debout, dans ce qui semble être une cave. Selon Moscou, 150 des soldats étaient blessés et ont été pris en charge à l’hôpital de la Marioupol.

Quelques heures plus tard, le conseiller du président ukrainien, Oleksiy Arestovych, a affirmé qu’après une « manœuvre risquée », les derniers défenseurs de la ville avaient pu unir leurs forces. « Des unités de la 36e brigade indépendante de marine ont percé pour [rejoindre] le régiment Azov », a-t-il dit, sans préciser combien d’hommes de cette brigade avaient pu rejoindre les autres forces ukrainiennes, ni démentir la reddition de certains. Arestovych a affirmé que « les défenseurs de la ville, maintenant réunis, ont sérieusement renforcé leur zone de défense ».

À Kharkiv, les bombardements continuent

Le blocus partiel et les bombardements d’artillerie autour de Kharkiv se poursuivent en direction de Slobozhansky, selon l’état-major ukrainien, qui accuse les forces russes de chercher à constituer des milices populaires pro-russes. Sept personnes ont été tuées dans des frappes russes dans la région de Kharkiv entre mardi et ce mercredi, et 22 autres personnes ont été blessées, a indiqué le gouverneur Oleg Synegoubov sur Telegram en précisant qu’un garçon de 2 ans blessé lundi dans un bombardement a succombé à ses blessures mardi à l’hôpital. Lundi, 66 frappes avaient été comptabilisées, faisant 17 morts.

Cinq heures de bataille à Polohy

L’armée ukrainienne a fait état de combats intenses dans la région de Zaporijjia, au sud-est du pays. Mardi, une bataille de cinq heures s’est déroulée dans le district de Polohy, alors que les forces ukrainiennes tentaient de libérer la zone. Polohy est situé au nord-est de la ville de Melitopol, occupée par les Russes.

1 500 cadavres russes à Dniepro ?

Les autorités ukrainiennes tentent depuis des semaines de réveiller l’indignation des mères russes, qui s’étaient mobilisées lors du long conflit en Tchétchénie. Un élu municipal de Dniepro, Mykhailo Lyssenko, affirme dans une interview à la télévision Current Time qu’« il y a maintenant plus d’un millier et demi de soldats russes morts à la morgue, que personne ne veut emporter. Ils gisent dans des réfrigérateurs », explique-t-il. « Quoi qu’il se soit passé, ce sont les enfants de quelqu’un ; nous espérons que leurs mères pourront venir chercher leurs fils, qu’elles ont élevés toute leur vie, qu’elles ont aimés », a-t-il dit.

Pas de corridor humanitaire ce mercredi

La vice-Première ministre du pays, Iryna Vereshchuk a dressé le bilan des risques : « dans la région de Zaporijjia, les occupants ont bloqué les bus d’évacuation, et dans la région de Louhansk, ils violent le cessez-le-feu », a-t-elle reproché. Selon la ministre, les forces russes « non seulement ne respectent pas les normes du droit humanitaire international, mais elles ne peuvent pas non plus contrôler correctement leur personnel sur le terrain », « tout cela crée un tel niveau de danger sur les routes que nous sommes contraints de nous abstenir d’ouvrir les corridors humanitaires aujourd’hui » a-t-elle déclaré tôt dans la matinée.