Guerre en Ukraine : plusieurs dizaines de morts dans la frappe visant la gare de Kramatorsk

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C’était le même matin qu’hier et qu’avant-hier à Kramatorsk. Des milliers de femmes, d’enfants, valides ou affaiblis, une poignée de bagages pour certains. Depuis que les forces russes ont bombardé le centre-ville dans la nuit de lundi à mardi, détruisant notamment une école, les habitants sont appelés à quitter Kramatorsk pour se réfugier plus au centre de l’Ukraine. La gare est saturée, comme l’ont vu jeudi nos envoyés spéciaux : la compagnie des chemins de fer Ukrzaliznytsia depuis le 24 février transporte gratuitement les Ukrainiens qui fuient.

Aucune place pour des armes, aucun accès à des abris pour d’éventuels « terroristes », selon la propagande russe pour justifier ses bombardements de civils, sur le sol en briquettes de béton ou le long des voix. Juste la peur et l’urgence. C’est pourtant là que l’artillerie russe a tiré deux roquettes ce vendredi matin, a annoncé le chef du système ferroviaire national de l’Ukraine, Oleksandr Kamyshin, sur sa chaîne officielle Telegram. Un journaliste de l’AFP a vu 20 sacs mortuaires déjà remplis, Reuters parle de 30 morts et plus de cent blessés, les secours évoquent 35 morts, Tetiana Ihnatchenko, porte-parole du gouvernorat de Donetsk, assure que 27 personnes au moins sont décédées dont deux enfants. Le bilan s’annonce lourd: des centaines de personnes attendaient de pouvoir monter à bord d’un train.

« Les rashistes [fascistes russes] savaient bien où ils frappaient et ce qu’ils voulaient »

« Les fascistes russes ont frappé la gare de Kramatorsk avec un tir de missile Iskander », a déclaré Pavlo Kyrylenko, le chef de l’administration militaire régionale de Donetsk, sur Telegram. Ajoutant que « la police et les secouristes font état de dizaines de morts et de blessés ». « Les rashistes (nom donné aux fascistes russes, NDLR) savaient bien où ils frappaient et ce qu’ils voulaient : ils veulent prendre en otage autant de personnes pacifiques que possible, ils veulent détruire tout ce qui est ukrainien », a-t-il ajouté.

Jeudi, des frappes aériennes ont coupé les voies ferrées à hauteur de Barvinkove. Les trains venant de Kramatorsk sont restés bloqués le reste de la journée, jusqu’à ce qu’un dernier train reparte à 21 heures. 9 000 personnes ont pu évacuer Kramatorsk jeudi au lieu des 10 000 prévues.

« Sans la force et le courage de nous affronter sur le champ de bataille, ils détruisent cyniquement la population civile. C’est un mal qui n’a pas de limite. Et s’il n’est pas puni, il ne s’arrêtera jamais », a condamné Volodymyr Zelensky sur Telegram, ce vendredi, dénonçant les méthodes « inhumaines » des forces russes. Comme chaque fois qu’elle est accusée de viser des civils, l’armée russe a démenti et dénoncé une « provocation » ukrainienne.