Morbius de Daniel Espinosa : critique

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Synopsis : Atteint d’une maladie du sang rare, le biochimiste Michael Morbius tente de se soigner. Il est déterminé à sauver les nombreuses victimes de cette pathologie mais s’infecte par inadvertance avec une forme de vampirisme.

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Morbius – affiche

Sony semble décidément avoir un certain mal à tirer son épingle du jeu arachnéen. Alors que la trilogie Spider-Man sous l’ère Disney s’est achevée en décembre avec le tentaculaire succès de Spider-Man : No Way Home, Sony tente en parallèle de développer son univers étendu des personnages de l’univers de l’Homme-Araignée. Les deux premiers opus Venom, bien qu’ayant rencontré un succès notable en salle, avaient été accueillis très froidement par la critique. Avant l’arrivée du film sur Kraven le Chasseur, Sony présente maintenant Morbius, mettant en scène le docteur Michael Morbius, interprété par Jared Leto. Essayant de soigner sa rarissime maladie du sang en combinant son ADN à celui d’une chauve-souris, il s’en retrouve transformé en une sorte de vampire. Le film a quelques points positifs. On peut déjà mettre en avant la bonne volonté de Jared Leto, qui livre une prestation plus inspirée que le surjeu dans lequel il s’est enfermé, notamment dans son rôle dans Suicide Squad ou dans House of Gucci. Si les dialogues souffrent d’une écriture manquant cruellement de cohérence et d’incarnation, l’acteur déploie tous ses talents pour jouer sa partition avec une certaine sobriété, qui convient bien au rôle de Morbius. À ses côtés, Matt Smith cabotine et s’en donne à cœur joie pour donner toute sa folie à son personnage d’antagoniste, folie dont l’impact se retrouve là encore assez ruinée par l’incohérence des dialogues. Il y a pourtant une construction assez intéressante, bien qu’un peu pompeuse, de la relation entre ces deux grands brûlés de la vie, exclus de la société via leur handicapante maladie du sang. L’ouverture du film, 25 ans avant les événements, parvient assez bien à faire ressentir une forte empathie envers les deux jeunes enfants.

 

Jared Leto – Morbius de Daniel Espinosa

 

Mais très vite, le château de cartes s’effondre. Quand le film ne s’embête même pas à poser quelques cheveux blancs au professeur qui est supposé avoir vu grandir les deux protagonistes dans les 25 années qui viennent de s’écouler, on peut craindre le pire pour la cohérence du reste du film. Et à raison. Certes, l’explication scientifique sur laquelle Morbius fonde son raisonnement le poussant à s’intéresser aux chauves-souris ne s’avère pas moins convaincante que, par exemple, celle des moustiques figés dans l’ambre permettant de créer les dinosaures de Jurassic Park. Mais si la soif de sang à laquelle il se retrouve confronté après l’expérience suit bien cette logique, on ne peut que s’interroger sur la logique selon laquelle Morbius aurait également acquis le pouvoir de voler, et ce en dégageant une étrange traînée de fumée colorée derrière lui, ainsi qu’une force surhumaine.

 

Matt Smith – Morbius de Daniel Espinosa

 

De même, malgré son manque de subtilité qui la rend prévisible bien trop longtemps à l’avance, la rivalité entre le personnage de Matt Smith et celui de Jared Leto aurait pu avoir un intérêt, celui de confronter Jared Leto au choix cornélien de tenir sa promesse de toujours envers son ami d’enfance ou bien de la rompre, pour préserver ce dernier du péril dans lequel il s’est lui-même plongé. Mais au final, cette rivalité n’existe que pour présenter un Matt Smith méchant pour être méchant, et en face un Jared Leto qui a étonnamment bien plus de contrôle sur ses pulsions, gentil par nature, tombant là encore dans le problème des Venom. Le scénario refuse de décider si son personnage est un héros ou un antihéros.

 

Jared Leto – Morbius de Daniel Espinosa

 

Morbius n’est pas non plus sauvé par son esthétique. La direction artistique est inexistante, singeant maladroitement celle des deux Venom, déjà négligeable. La musique, générique au possible, est assourdissante et empêche d’entendre la moitié des dialogues. Quant aux effets spéciaux, ils rappellent les pires heures de Buffy contre les Vampires. Il est d’ailleurs à noter que Morbius, film de vampires montrant les créatures passer plusieurs fois à l’assaut sur leurs victimes, ne comporte pas une seule goutte de sang. Sans pour autant céder aux sirènes du gore sans limites, il aurait été plus marquant de montrer réellement les « horreurs » sur lesquelles viennent enquêter les deux inspecteurs de police qui semblent se rêver en successeurs des héros de Se7en.

 

Et quand le générique de fin commence et qu’on se croit tiré d’affaire, arrivent alors les deux scènes, inter et post génériques, qui tentent de rebondir sur le multivers récemment instauré par Marvel, d’une façon qui crédibiliserait le plus absurde des caméos qui pourrait être annoncé pour le prochain Dr. Strange & The Multiverse of Madness.

 

Théotime Roux

 

 

 

  • MORBIUS
  • Sortie salles : 30 mars 2022
  • Réalisation : Daniel Espinosa
  • Avec : Jared Leto, Matt Smith, Ardia Arjona, Jared Harris, Tyrese Gibson, Al Madrigal, Michael Keaton, Corey Johnson…
  • Scénario : Matt Sazama et Burk Sharpless
  • Production : Avi Arad, Lucas Foster et Matt Tolmach
  • Photographie : Oliver Wood
  • Décors : Stefania Cella
  • Costumes : Cindy Evans
  • Musique : Bryan Tyler
  • Distribution : Sony Pictures
  • Durée : 1 h 48