Mariage en prison pour Julian Assange : le fondateur de WikiLeaks a épousé Stella Morris à Londres

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Des bouquets de roses jaunes et rouges, des tournesols sont posés sur une petite table. Une dame propose des « confettis pour la mariée » aux fidèles soutiens du fondateur de WikiLeaks, pendant qu’un homme joue de l’accordéon. Par moments, des klaxons s’élèvent de la route qui longe la prison de Belmarsh, dans le sud-est de Londres. Une centaine de personnes s’est réunie dans l’herbe, devant l’établissement en briques rouges, pour célébrer le mariage de Stella Morris et de Julian Assange. Certaines ont revêtu robes de soirée ou costumes cravates pour l’occasion. Comme Keith, à la longue chevelure grise, qui se réjouit de cette union : « Bien sûr, j’aurais préféré qu’ils se marient ailleurs… Je suis là pour les soutenir dans cette épreuve. Cette situation n’a aucun sens ».

Sous un abri en toile bleu, un gâteau de mariage blanc avec des roses attend la mariée. Une pancarte « Just Married » est accrochée. Lorsqu’elle arrive enfin, après plusieurs heures d’attente, une pluie de confettis et de cris de joie accueille la nouvelle « Mme Assange ». Elle porte une robe blanche conçue par Vivienne Westwood et Andreas Kronthaler, deux soutiens de longue date de son mari. Très émue, elle parle quelques secondes : « J’aimerais que Julian soit là. C’est un homme merveilleux, il doit être libéré », et elle repart aussitôt.

« Humaniser Julian, rappeler qu’il n’est pas qu’un nom »

Les proches du détenu n’ont pas eu le droit de participer à la cérémonie alors ils ont organisé un goûter devant les grilles sous le regard de plusieurs policiers. Une interdiction « incompréhensible » pour Craig Murray, diplomate et ami de Julian Assange. Habillé en kilt, en lien avec les racines écossaises du journaliste emprisonné, il garde un espoir pour sa libération.

« Je faisais partie des six invités ; mais la prison a refusé que je participe. Car je suis dangereux pour la sécurité de cet établissement… Je ne sais pas pourquoi ! Enfin si, je suis écrivain, ils savent que j’aurais écrit dessus, explique-t-il. Ils ne veulent aucune information sur ce mariage dans la presse. Cette union permet d’humaniser Julian, de rappeler qu’il existe, qu’il n’est pas qu’un nom. »

Les journalistes et les photographes n’ont pas eu le droit non plus d’assister au mariage, toujours « pour des raisons de sécurité », selon les autorités pénitentiaires. Seuls quatre membres de la famille du couple étaient présents : le père et le frère du marié, la mère et la sœur de la mariée.

Le sort d’Assange entre les mains du ministre de l’Intérieur

Il y a dix jours, la plus haute juridiction britannique a rejeté l’appel contre l’extradition vers les États-Unis formé par le fondateur de WikiLeaks, une décision qui « le pousserait au suicide », avait alors déclaré sa compagne.

L’Australien de 50 ans est accusé d’avoir fait fuiter des documents sur les guerres en Irak et en Afghanistan et risquerait des dizaines d’années de prison aux États-Unis s’il était extradé. Son sort repose désormais entre les mains de Priti Patel, la ministre de l’Intérieur britannique. Selon les avocats de Julian Assange, il reste encore un dernier espoir : contester d’autres questions de droit qui n’ont pas encore fait l’objet d’un appel.