Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

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Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

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L’Allemagne est frappée par une pénurie de main-d’œuvre qui favorise les exigences des demandeurs d’emploi. Et certains d’entre eux ont des revendicationss invraisemblables, remarque le Handelsblatt.

Dans certains secteurs, la pandémie a aggravé une pénurie de main-d’œuvre qualifiée et on assiste à “la grande folie du marché du travail”, remarque le Handelsblatt. Selon l’Institut économique allemand, il manque environ 465 000 travailleurs qualifiés en Allemagne, où le taux de chômage reste à un niveau bas, et cette pénurie est amenée à s’aggraver avec le vieillissement de la population.

Par conséquent, ce sont maintenant les employeurs qui doivent courtiser les futurs employés, et non l’inverse. D’ailleurs, “les candidats font preuve d’une plus grande confiance en eux”, déclare Alexandra Eichberger, responsable de l’acquisition et de la fidélisation des talents chez Deutsche Telekom, où 700 postes sont actuellement à pourvoir. Selon elle, les candidats demandent principalement de la liberté d’organisation et de la flexibilité. Cela prend la forme de télétravail et de temps partiel, même pour des postes de direction, ce qui est nouveau.

“Travaillez autant, quand et où vous voulez, touchez des primes de plusieurs milliers d’euros à la signature de votre contrat ou encore amenez votre chien au travail – il semble n’y avoir presque aucune limite aux exigences des experts et des managers”, note non sans agacement le quotidien économique de Düsseldorf. Selon le Handelsblatt, les experts en ressources humaines parlent en privé des “divas du marché du travail”.

À Düsseldorf, Lothar Grünewald, consultant en RH, a remarqué “des attentes salariales complètement exagérées”. S’il est courant de faire un bond salarial de 10 à 15 % quand on change de poste, certains candidats ont des demandes qui vont bien au-delà et exigent des hausses de 30 % par exemple. En général, le poste revient tout de même à un candidat plus réaliste.

Les exigences des “divas” ne se limitent évidemment pas au salaire. Claudia Gschwind, chasseuse de têtes munichoise qui recrute des candidats pour des postes de direction dans des cliniques et des entreprises des secteurs pharmaceutiques, des technologies médicales et des biotechnologies, affirme :

Même les chefs de service ne veulent plus se déplacer qu’à bord de vols en première classe ou avoir un chauffeur et une voiture de fonction.”

La vanité de certains est sans limites et Claudia Gschwind évoque par exemple le cas d’un membre d’un conseil d’administration qui voulait très sérieusement que son contrat de travail stipule que l’entreprise lui paierait des costumes sur mesure et des valises Louis Vuitton et celui d’un directeur qui avait demandé une allocation mensuelle substantielle pour sa femme, en plus de son salaire à lui.

“Quand quelque chose se fait rare, en l’occurrence le talent, la demande augmente à tel point que tout est possible”, déclare sobrement Tomas Chamorro-Premuzic, psychologue organisationnel et professeur à l’université Columbia à New York, qui conseille le groupe Manpower.

Tomas Chamorro-Premuzic recommande aux employeurs d’examiner attentivement les demandes spéciales qu’ils souhaitent réellement satisfaire, afin de préserver leur culture d’entreprise, de ne pas encourager des dérives narcissiques chez les managers et de ne pas créer de frustration chez les autres employés. Il souligne également que la loyauté de ce genre de “divas” est douteuse : “Quiconque ne prête attention qu’aux récompenses devient facilement un mercenaire. Le sens, le but, l’effet et la possibilité de développer de nouvelles compétences et de faire partie d’une culture d’entreprise collective n’ont plus d’importance.”

Gunnar Barghorn, PDG de l’entreprise de métallurgie Barghorn GmbH & Co., près de Brême, a trouvé une solution. Il demande aux candidats de travailler gratuitement une semaine. Ensuite, c’est le reste de l’équipe qui décide ensemble si la nouvelle personne doit effectivement être embauchée. Cela évite le marchandage, mais n’est-ce pas tout aussi excessif que les demandes des “divas” épinglées par le Handelsblatt ?

Source

Le principal journal économique, financier et boursier d’outre-Rhin. Indispensable aux hommes d’affaires allemands. Fondé en 1946, il appartient comme la Zeit au groupe de presse Holtzbrink. Il a conclu un partenariat avec le

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