Ukraine : ultimatum rejeté à Marioupol, bombardement à Kiev… le point sur ce 26e jour de combats

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Plus de trois semaines après le début de l’offensive, les bombardements russes se poursuivent en Ukraine. Alors que la guerre s’enlise dans la cité portuaire et stratégique de Marioupol, l’Ukraine a rejeté dans la nuit de dimanche à lundi l’ultimatum de la Russie exigeant la capitulation de la ville assiégée. Les frappes se poursuivent encore dans la capitale de Kiev, malgré les sanctions et les condamnations de la communauté internationale. Le point sur les derniers événements.

L’Ukraine rejette l’ultimatum russe sur Marioupol

L’Ukraine ne « déposera pas les armes et ne quittera pas la ville » assiégée de Marioupol. Les autorités ukrainiennes ont rejeté en bloc, dans la nuit de dimanche à lundi, un ultimatum posé par la Russie. « Il n’est pas question de parler de reddition ou de déposer les armes. Nous en avons déjà informé la partie russe », a insisté Iryna Verechtchouk au journal Ukrayinskaya Pravda. « C’est une manipulation délibérée et une véritable prise d’otage », a-t-elle ajouté à propos de la demande.

Quelques heures plus tôt, le ministère de la Défense russe avait appelé l’Ukraine à « déposer ses armes » et exigé une « réponse écrite » à son ultimatum avant lundi 5 heures au nom de la sauvegarde des habitants et des infrastructures de la ville de Marioupol.

« Ce qui se passe a Marioupol est un crime de guerre majeur. Les bombardements indiscriminés dévastent la ville et tuent tout le monde », a condamné lundi le chef de la diplomatie européenne, Joseph Borrell.

Au moins 8 morts dans un bombardement à Kiev

La capitale ukrainienne a été visée par un bombardement russe faisant au moins huit morts dans la nuit de dimanche à lundi. Le site a été touché par une frappe d’une très forte puissance qui a pulvérisé des véhicules et laissé sur le parking un cratère béant de plusieurs mètres de large devant un immeuble de dix étages carbonisé et encore fumant.

Toute la partie sud de l’immense centre commercial a été détruite, de même qu’un club de fitness sur le parking. Des débris, véhicules anéantis, ferrailles tordues, jonchaient la scène sur des centaines de mètres. Les pompiers et militaires s’affairaient toujours lundi matin dans les décombres pour rechercher d’autres victimes.

Un nouveau couvre-feu à Kiev

Un nouveau couvre-feu a été instauré dans la capitale ukrainienne de lundi soir à mercredi matin, a annoncé le maire de la ville, Vitali Klitschko. « Il commencera aujourd’hui à 20h00 (18h00 GMT) et durera jusqu’à 07h00 (05h00 GMT) le 23 mars », a écrit l’ancien champion du monde de boxe sur sa chaîne Telegram.

Le président Joe Biden se rendra en Pologne

La Maison Blanche a annoncé que le président américain se rendra vendredi à Varsovie pour y rencontrer son homologue polonais et discuter de l’invasion russe. Le chef d’État américain se rendra auparavant en Belgique pour rencontrer des dirigeants de l’Otan, du G7 et de l’Union européenne.

« Ce voyage sera axé sur la poursuite du rassemblement du monde en soutien au peuple ukrainien et contre l’invasion de l’Ukraine par le président Poutine », est-il précisé à propos de ce séjour en Europe. « Mais il n’est pas prévu d’aller en Ukraine » complète la Maison Blanche. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, accompagné de ses homologues tchèque et slovène, s’étaient déjà rendus à Kiev la semaine dernière, alors que la capitale ukrainienne se trouvait presque assiégée.

Jérusalem, « le bon endroit pour trouver la paix »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé dans la nuit de dimanche à lundi que Jérusalem serait « le bon endroit pour trouver la paix » en évoquant les négociations avec la Russie qu’il appelle de ses vœux.

Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a tenté de lancer une médiation entre l’Ukraine et la Russie, se rendant à Moscou pour rencontrer le président russe, peu après le début de l’invasion, et multipliant les entretiens téléphoniques avec le président ukrainien.

Volodymyr Zelensky, lui-même d’origine juive, avait demandé dimanche à Israël de « faire un choix » en soutenant concrètement l’Ukraine face à la Russie, lors d’une allocution en visioconférence devant les députés du Parlement israélien.