En avril, Hong Kong lèvera l’interdiction de vols en provenance de neuf pays, dont la France

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Depuis le début de la pandémie, le territoire a mis en place des mesures de restriction parmi les plus strictes du monde, ce qui a largement permis d’éviter la propagation du virus mais isolé le centre financier international. Mais Hong Kong se dirige vers un allègement : ses vols internationaux vont reprendre en provenance de neuf pays dont la France, le Royaume-Uni et les États-Unis à partir d’avril, a annoncé ce lundi la cheffe de l’exécutif local Carrie Lam après un exode sans précédent de ses résidents. « À partir du 1er avril, le gouvernement de Hongkong lèvera l’interdiction de vols depuis neuf pays », a-t-elle déclaré.

Depuis l’apparition du variant hautement contagieux Omicron début janvier, le territoire de plus de 7 millions d’habitants a connu une flambée épidémique en dépit de sévères mesures de distanciation sociale. Selon le bilan officiel, plus d’un million de personnes ont été contaminées et 5 600 décès enregistrés, en majorité parmi sa population âgée non vaccinée. Selon des chercheurs, la moitié des 7,4 millions d’habitants auraient déjà été infectés.

Début janvier les autorités, ont interdit les vols en provenance de huit pays : la France, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, l’Australie, les Philippines, le Pakistan et l’Inde, avant d’ajouter le Népal en février.

Une période de quarantaine raccourcie

L’interdiction de vols « n’est plus opportune », a reconnu Carrie Lam. « La situation épidémique dans ces pays n’est pas pire que celle de Hong Kong, et la plupart des personnes qui arrivent ne présentent pas de symptômes graves. Prolonger cette mesure ne ferait qu’ajouter aux inquiétudes des résidents de Hong Kong bloqués là-bas ».

Par ailleurs, elle a annoncé que la période de quarantaine obligatoire à l’hôtel pour les personnes arrivant de l’étranger et vaccinées passera de deux semaines à une semaine. Elle n’a cependant pas précisé à partir de quelle date cette mesure entrera en vigueur.

La cheffe de l’exécutif a également indiqué qu’à partir du 19 avril, les écoles maternelles, primaires et internationales reprendront l’enseignement en présentiel. À partir du 21 avril, les restaurants pourront accueillir à nouveau des clients dans leur établissement après 18 heures et les rassemblements à l’extérieur de quatre personnes seront à nouveau autorisés, contre deux actuellement.

Le gouvernement local a été critiqué de toutes parts pour sa gestion de la crise et son manque de préparation deux ans après l’apparition du Covid-19. Avec l’arrivée d’Omicron, les hôpitaux et les morgues ont rapidement été submergés. Hong Kong figure actuellement parmi les territoires développés ayant enregistré un des taux les plus élevés de létalité.

Un dépistage massif des résidents « pas approprié »

La crainte d’un confinement et d’un dépistage obligatoire de l’ensemble du territoire a semé la panique en février, les habitants se ruant dans les supermarchés pour acheter des produits de première nécessité, et entraîné un exode record des résidents étrangers et locaux. Les frontières hongkongaises ont connu un solde net de 134 000 départs depuis le début de l’année.

Ce lundi, Carrie Lam a déclaré que le dépistage massif des résidents n’était « pas approprié » à ce stade, compte tenu des ressources limitées de la ville. « Le processus peut également apporter à nos résidents de nombreux désagréments…. Notre opinion actuelle est de le suspendre et la décision de le faire ou non dépend de l’évolution de l’épidémie », a-t-elle ajouté.

L’isolement international accru de Hong Kong et l’absence de feuille de route vers un retour à la normalité ont suscité des critiques de la part des milieux d’affaires et du corps diplomatique, incitant même certaines grandes banques internationales à accélérer leur processus de délocalisation.