Journaliste tué en Ukraine : la France ouvre une enquête pour crime de guerre

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Tués, alors qu’ils exerçaient leur métier. Lundi, Pierre Zakrzewski, le caméraman franco-irlandais habitué des théâtres de guerre, ainsi que la journaliste ukrainienne Oleksandra Kuvshynova, ont perdu la vie, après que leur véhicule a été la cible de tirs à Horenka, près de Kiev. Un confrère, Benjamin Hall, a quant à lui été grièvement blessé. Au moins deux autres journalistes ont aussi perdu la vie quelques jours auparavant.

« Ces événements illustrent l’extrême dangerosité aujourd’hui du théâtre ukrainien », s’est ému ce mercredi dans un communiqué le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. La France a aussi rappelé « l’obligation » pour les belligérants en Ukraine de garantir la protection des journalistes couvrant le conflit.

Ce mercredi, une enquête a été ouverte en France sur un possible crime de guerre, après la mort de Pierre Zakrzewski. Le parquet antiterroriste précise qu’elle est ouverte pour « atteinte volontaire à la vie d’une personne protégée par le droit international » et « attaque délibérée contre une personne civile qui ne participe pas directement aux hostilités ».

« Je rappelle l’obligation qui incombe aux forces armées de protéger les journalistes conformément au droit humanitaire international et je condamne avec la plus grande fermeté toute action qui les prend pour cible », a déclaré le ministre. Les journalistes couvrant le conflit contribuent à une « information libre et plurielle » et au « débat public, partout dans le monde », a-t-il également souligné.

RSF accuse les Russes de tirer sur des voitures « presse »

L’International Press Institute, organisation de défense de la liberté de la presse basée à Vienne, a aussi demandé aux « forces militaires de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer la sécurité des journalistes ». Dès le 8 mars, l’organisation Reporters sans Frontières (RSF) avait tiré la sonnette d’alarme, en accusant les forces russes de tirer délibérément sur des voitures portant le signe « presse ».

« Ils étaient à moins de 50 mètres. Ils ont clairement tiré pour tuer (..) Je me suis déjà fait tirer dessus dans d’autres zones de conflit, mais je n’ai jamais vu ça », a confié le photographe suisse Guillaume Briquet, blessé par des tirs alors qu’il venait de passer un point de contrôle ukrainien sur une route menant à Mykolaïv (sud), cité par RSF.