Il n’est jamais trop tard pour changer de carrière !

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À respectivement 65 et 58 ans, Bryony Harris et Lucy Kellaway ont repris des études et se sont lancées dans un nouveau métier. À l’heure où d’autres prennent leur retraite, ces deux femmes n’ont pas de regrets et elles adorent leur travail.

Bryony Harris a un parcours professionnel aussi long et sinueux que passionnant. Architecte de formation, elle s’est mariée après ses études et a passé de longues années en dehors du marché de travail afin d’élever ses quatre enfants. Elle devient ensuite photographe et s’implique dans des projets locaux, elle enseigne la photo puis travaille dans un centre social. Dans ce lieu, mais aussi dans une librairie spécialisée dans le folklore et la mythologie qu’elle a tenue un temps avec son mari, les gens se confient à elle. C’est peut-être cette expérience qui lui a finalement donné envie de devenir psychothérapeute, explique l’actuelle septuagénaire au Guardian.

En 1991, elle divorce. Six ans plus tard, un peu par hasard, elle découvre la Norvège, apprend le norvégien et décide de s’y installer avec son fils de 13 ans. L’expatriation ne lui fait pas peur, elle qui a déménagé neuf fois durant son enfance et son adolescence. “Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles je suis partie vivre en Norvège. Certaines personnes arrivent ici pour trouver quelque chose, d’autres pour mettre de la distance avec le passé. Au plus profond de moi, je savais que je ne reviendrais pas [au Royaume-Uni]”, se souvient-elle.

En 2013, âgée de 65 ans, Bryony Harris retire toute sa pension de retraite et s’inscrit à une formation pour devenir psychothérapeute. Elle suit des cours une semaine par mois pendant quatre ans, entourée de gens de deux décennies de moins qu’elle, et se découvre une vocation pour son nouveau métier. La formation qu’elle a suivie se trouvait au Danemark, ce qui l’obligeait à effectuer un long trajet en voiture depuis la Norvège voisine et, surtout, à apprendre le danois. Qu’à cela ne tienne !

Aujourd’hui, Bryony Harris a 74 ans, et son cabinet a beaucoup de succès. “Je savais que c’était le bon moment et je me sentais équipée pour ce changement. C’est vraiment la meilleure chose que j’ai jamais faite pour moi-même, confie-t-elle au quotidien britannique. C’est très gratifiant. J’aime l’idée qu’avoir eu une vie bien remplie nous permet d’être utiles aux autres.”

Pour Lucy Kellaway, le facteur qui a déclenché le changement de carrière n’a pas été une expatriation ou un divorce, mais un deuil. Quand elle perd son père, elle a 57 ans et travaille comme journaliste. Elle raconte au Financial Times que :

Dix ans plus tôt, quand ma mère est morte soudainement, j’ai aussi pensé à changer de travail. J’en avais assez du journalisme et je voulais faire son métier à elle, enseignante dans le secondaire. Mais les semaines ont passé et je n’ai rien fait. Je me trouvais trop vieille, à 47 ans. Je craignais la baisse de revenus et la perte de statut social, j’ai donc enterré l’idée. Dix ans plus tard, je me suis rendu compte que j’avais moins à perdre. Mes enfants avaient quasiment quitté la maison, et j’en avais vraiment assez du journalisme. Quant à la perte de statut social, je n’en avais plus rien à faire.”

Elle est non seulement devenue enseignante mais elle a également fondé une association, Now Teach, pour aider les gens plus âgés à se former à l’enseignement. Elle explique au quotidien que ces deux expériences lui ont appris quatre choses sur les réorientations professionnelles.

  • Il faut que ce soit le bon moment. Ne pas changer de voie ne signifie pas nécessairement qu’on manque de courage ou d’imagination. Cela correspond peut-être à vos besoins actuels et à votre vie.
  • Il n’est jamais trop tard pour changer de voie. “Tant qu’on est en bonne santé, il nous reste bien plus de temps que les gens nous le disent.”
  • Il faut oser prendre un virage radical. Quitte à changer, ne vous contentez pas de quitter votre employeur actuel, mais changez complètement de métier.
  • Cela nous apprend quelque chose. Même si votre nouveau métier ne vous plaît finalement pas autant que vous l’espériez, ce changement vous confrontera à de nouveaux défis, vous fera rencontrer de nouvelles personnes et vous donnera une autre vision de la vie.

Source

Lancé en avril 2016 et destiné aux expatriés français et aux candidats à l’expatriation, Courrier Expat offre des informations puisées dans la presse internationale sur l’environnement professionnel et personnel des Français de l’étranger, sur le

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