Ukraine : les pourparlers reprendront mardi, Kiev réclame un cessez-le-feu et le retrait des troupes

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Rendez-vous mardi. La quatrième session de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie, qui avait débuté ce lundi matin, reprendra mardi après une « pause technique », a rapporté un négociateur de Kiev. Plus tôt dans la journée, et près de trois semaines après le début de son invasion, l’Ukraine avait affirmé qu’elle comptait exiger une trêve immédiate et le retrait des forces russes lors d’une nouvelle session de négociations avec Moscou. L’entrevue se tenait par visioconférence.

« Nous devons tenir bon et nous battre pour gagner, pour parvenir à la paix (…) avec des garanties de sécurité pour notre Etat, pour notre peuple. Et pour les mettre par écrit lors de négociations, de difficiles négociations », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une adresse vidéo, à propos des négociations.

« Nos positions n’ont pas changé »

Le président Zelensky a promis de donner des nouvelles des échanges dans la soirée. Avant lui, l’un de ses négociateurs, Mykhaïlo Podoliak, qui participe aux négociations, avait indiqué que « la communication (avec Moscou) reste établie même si c’est compliqué ». « La raison de nos désaccords vient du fait que nous avons des systèmes politiques très différents », a-t-il souligné, qualifiant celui de la Russie d’ « oppression ultime de sa propre société ».

« Nos positions n’ont pas changé : la paix, un cessez-le-feu immédiat, le retrait de toutes les troupes russes, et seulement après cela nous pourrons parler de nos relations de voisinage et de nos différends politiques », a poursuivi Mykhaïlo Podoliak.

The parties actively express their specified positions. Communication is being held yet it’s hard. The reason for the discord is too different political systems. ?? is a free dialogue within the society & an obligatory consensus. ?? is an ultimatum suppression of its own society pic.twitter.com/O00fnCd1WP

— Михайло Подоляк (@Podolyak_M) March 14, 2022

Il s’agit de la quatrième séance de pourparlers entre Mykhaïlo Podoliak et son homologue russe, Vladimir Medinski, conseiller du Kremlin. Ce nouveau round intervient après une première rencontre infructueuse entre les chefs de la diplomatie russe et ukrainienne jeudi dernier en Turquie.

La Russie, pourtant enlisée, n’exclut pas un « contrôle totale » des grandes villes

Pendant ce temps, les troupes russes poursuivent leur avancée sur place aux abords de la capitale. Ce lundi, au moins trois personnes ont été tuées à Kiev dans des bombardements russes.

La capitale est désormais « une ville en état de siège », selon les mots d’un conseiller du président ukrainien. Et les Russes n’ont pas hésité à surenchérir, par les mots, alors que les pourparlers étaient déjà entamés : le Kremlin a annoncé que son armée « n’exclut pas la possibilité de prendre sous contrôle total (les) grandes villes qui sont déjà encerclées ». Cela impliquerait un assaut militaire d’ampleur, alors que la résistance est farouche.

Un bilan humain toujours incertain

La guerre déclenchée le 24 février par l’invasion russe de l’Ukraine a fait des milliers de morts, militaires comme civils. Kiev faisait état samedi d’ « environ 1 300 » soldats ukrainiens tués, et Moscou de 498 morts dans ses rangs (unique bilan côté russe, annoncé le 2 mars). De son côté, le Pentagone parle de 2 000 à 4 000 morts russes en 14 jours.

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Côté civils, aucun bilan n’est disponible. Au moins 596 personnes ont péri, selon un décompte de l’ONU qu’elle estime sans doute très inférieur à la réalité. Un premier journaliste est mort dimanche, l’Américain Brent Renaud, et plusieurs agences onusiennes ont exigé le même jour l’arrêt des attaques contre les personnels et infrastructures de santé en Ukraine.

Le chef de la diplomatie européenne a dénoncé ce lundi à Skopje « l’agression barbare » de Vladimir Poutine contre le « peuple d’Ukraine », confirmant qu’un quatrième train de sanctions contre Moscou était en passe d’être adopté par Bruxelles. Josep Borrell effectue une tournée dans les Balkans occidentaux pour réaffirmer l’engagement de Bruxelles sur les perspectives européennes.