«Les roquettes russes vont tomber» sur l’Otan : Zelensky réclame à nouveau une zone d’exclusion aérienne

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« Si vous ne verrouillez pas notre ciel, ce n’est qu’une question de temps, les roquettes russes vont tomber sur votre territoire, sur le territoire de l’Otan, sur les maisons des citoyens de l’Otan », a déclaré Volodymyr Zelensky, le président ukrainien dans une allocution vidéo diffusée peu après minuit. Il est probable que le président ukrainien va reformuler cette demande lors de son intervention à la mi-journée avec le parlement européen.

Cette nouvelle demande intervient au lendemain des frappes aériennes russes sur une base d’entraînement ukrainienne située à une vingtaine de kilomètres de la Pologne, membre de l’Otan et de l’UE, près de la ville ukrainienne de Lviv (ouest). Un bombardement qui a fait 35 morts et 134 blessés.

Sauf que depuis le début de l’offensive russe, l’Otan refuse de mettre en place cette zone d’exclusion considérant que cet acte pourrait être synonyme de l’extension du conflit et entraîner un point de non-retour définitif. Vladimir Poutine, le 5 mars, a rappelé que la Russie considérerait comme cobelligérant de cette guerre tout pays qui tenterait d’imposer une exclusion aérienne en Ukraine.

Casus belli

Mettre en place cette zone impliquerait pour l’Otan d’abattre les avions russes et démarrer ainsi un conflit de manière frontale avec la Russie. « La zone d’exclusion aérienne est une demande très légitime des Ukrainiens, mais également très difficile à satisfaire. Cela demanderait des moyens considérables et n’empêcherait pas la guerre au sol », indique par ailleurs des diplomates.

En attendant, une nouvelle session de pourparlers entre responsables russes et ukrainiens se tient ce lundi matin, sous des auspices plus positifs que les précédentes, même si le conflit s’est étendu ces derniers jours à l’ouest de l’Ukraine, aux portes de l’Otan.

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Dimanche soir, un négociateur russe a fait état de « progrès significatifs ». « Mon attente personnelle est que ces progrès aboutissent très prochainement à une position commune entre les deux délégations et à des documents à signer », a expliqué Léonid Sloutski, cité par les agences de presse russes. Peu après, Mykhaïlo Podoliak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky, a tweeté que Moscou avait cessé de lancer « des ultimatums » à Kiev et commencé à « écouter attentivement nos propositions ».

Deux déclarations empreintes d’optimisme qui font écho à celles des deux présidents les jours précédents, Vladimir Poutine évoquant vendredi « des avancées positives » dans les pourparlers et M. Zelensky notant le lendemain une « approche fondamentalement différente » de Moscou dans ces discussions. Volodymyr Zelensky avait précisé dimanche que sa délégation avait « une tache claire : tout faire pour assurer une rencontre des présidents. Une réunion que les gens attendent, j’en suis sûr ».