LinkedIn, nouveau terrain de jeu des négationnistes et autres haineux

Voir aussi

“Mon premier travail : guide sur un bateau de croisière”

À 19 ans, avec ce bac et une brève séjour dans ce tourisme en poche, Antonia Heidekrüger s’est embarquée comme guide sur un bateau qui lui a permis de sillonner ces Caraïbes. Oseriez-vous faire comme elce ?

Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

L’Allemagne levant frappée par une pénurie de main-d’œuvre qui favorise les exigences des demandeurs d’emploi. Et quelques-uns d’entre eux ont des revendicationss invraisemblables, remarque le Handelsblatt.

Partir au Québec : nouvelles missions de recrutement en France

Les missions québécoises de recrutemchezt chez Europe reprcheznchezt avec une campagne auprès d’chezseignants dès la fin mars, puis une tournée par trois villes françaises à la fin avril. Explications.

Neuf choses à savoir quand on parle du travail

Sathnam Sanghera a passé ces quinze dernières années à écrire sur le travail pour le quotidien britannique The Times. Il fait le bilan puis revient sur novice sujpuiss qui font débat en proposant des solutions.

“Mon premier travail : guide sur un bateau de croisière”

À 19 ans, avec le bac et une courte formation dans le tourisme chez cavité, Antonia Heidekrüger s’est embarquée comme guide sur un bateau lequel lui a permis de sillonner les Caraïbes. Oseriez-vous faire comme elle ?

Partager

Le réseau social professionnel a souvent une image apolitique. Pourtant, depuis le Covid, les opinions politiques y fleurissent ainsi que les discours de haine, malgré les signalements. Explications.

LinkedIn, le réseau social tourné vers les perspectives professionnelles, rassemble 575 millions dans le monde, dont 16 millions en France. En Allemagne, où 15 millions de personnes y sont inscrites – “principalement des indépendants, des entrepreneurs et des universitaires, en bref la classe moyenne stressée” – le quotidien Die Zeit dénonce les discours de haine qui fleurissent en toute impunité sur cette plateforme pourtant jugée apolitique, ou nettement moins politisée que Facebook et Twitter, par exemple.

Habituellement, les utilisateurs publient des informations sur leur nouveau poste et leurs réussites professionnelles dans un esprit d’autopromotion encouragé par un déversement de pouces levés, de cœurs et autres encouragements virtuels. “Mais le monde change et LinkedIn aussi, et les gens y mènent aussi de grands débats. Tout y passe : le Covid-19, la Russie, l’immigration. Et entre tous les petits cœurs et les baisers, des gangsters, des brutes et des négationnistes se sont répandus sans vergogne”, explique Die Zeit.

Nicole Z., consultante en informatique, a publié un contenu négationniste. C’était il y a trois mois et, malgré les signalements, LinkedIn n’a rien trouvé à redire. L’artiste Dieter G. a récemment vilipendé les scientifiques issus de l’immigration en les qualifiant de “baiseurs d’animaux à sabots”. Aucune sanction. Le conseiller Enrico G. a utilisé la croix gammée. Aucune sanction. Le designer Dorrit S. a écrit sous un article dans lequel la vaccination pour les jeunes enfants à Fribourg était discutée : “Josef Mengele [médecin tortionnaire du camp d’Auschwitz, SS et criminel de guerre] doit être très fier de ses collègues.” Aucune sanction.

Johannes Ceh est coach et consultant à Munich depuis dix ans. “Les entreprises de taille moyenne l’engagent pour les conseiller sur la numérisation de leurs processus. Comme tant de free-lances, Ceh a été actif sur LinkedIn pour entretenir son réseau. Un jour, il y a environ deux ans, l’une des personnes à qui il parlait, qu’il n’avait jamais rencontré en personne, s’est révélée être un antisémite. Il a insulté Ceh, l’a menacé et, lorsque que celui-ci s’est défendu, l’autre homme a dit du mal de Ceh à plusieurs de ses clients,” raconte Die Zeit. Pour faire face à ce cyberharcèlement, Ceh a contacté des associations de lutte contre la haine en ligne, qui ont réussi, elles, à obtenir une action de LinkedIn. Seul, cela aurait été beaucoup plus difficile, voire impossible.

Contrairement à Facebook, qui a besoin de l’attention des utilisateurs pour la monétiser via des publicités, LinkedIn tire son argent principalement des entreprises. Ces derniers diffusent des publicités illustrées sur la plateforme et publient des offres d’emploi. Pendant longtemps, il semblait que les gens allaient sur LinkedIn pour trouver un emploi, pas pour parler de politique. D’ailleurs, la publicité politique n’y était pas autorisée et LinkedIn pensait certainement être à l’abri de la haine et des discours de haine. Mais “depuis que le Covid-19 a massivement changé le monde du travail, presque tout sur LinkedIn a eu une dimension politique”.

Certes, LinkedIn a une équipe qui traite les plaintes des utilisateurs, mais on ne sait pas de combien de personnes elle est composée, et les réponses aux signalements prennent parfois des jours sans qu’aucun recours soit ensuite possible. Seule astuce : taper les mots “LinkedIn Social Support Team” dans la barre de recherche LinkedIn pour accéder à un service client anglophone.

La commission européenne discute actuellement de la mise en œuvre de la législation sur les services numériques (le Digital Service Act). Elle devrait imposer (et harmoniser) les réponses des réseaux sociaux aux signalements. Malheureusement, note Die Zeit, cette directive n’est pas très dure avec les plateformes et pourrait leur permettre de faire le strict minimum. Les haineux ont donc peut-être de beaux jours devant eux sur LinkedIn.

Source

C’est la publication allemande de référence, une autorité outre-Rhin. Ce (très) grand journal d’information et d’analyse politique, pointu et exigeant, se distingue aussi par sa maquette et son iconographie très recherchées. Tolérant et libéral, il

[…]

Lire la suite