Ukraine : au moins 17 adultes blessés dans le bombardement d’une maternité à Marioupol

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Marioupol, ville martyre. Ce mercredi, dans cette cité portuaire ukrainienne assiégée sans eau ni électricité, une maternité a été détruite par des bombardements russes. « Il y a 17 blessés confirmés parmi le personnel hospitalier », a indiqué un responsable régional, Pavlo Kirilenko. Il a précisé « qu’il n’y avait aucun enfant » parmi les blessés et « aucun mort ». Du moins, selon un premier bilan.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rapidement réagi sur Twitter, indiquant que « des gens, des enfants se trouvent sous les décombres ». « Atrocité ! (…) Arrêtez ces meurtres », a-t-il encore écrit, en appelant à « fermer le ciel maintenant » à l’adresse de l’Otan qui exclut toute intervention dans les airs « Arrêtez les tueries ! Vous avez du pouvoir mais vous semblez perdre votre humanité », poursuit le chef de l’Etat.

Mariupol. Direct strike of Russian troops at the maternity hospital. People, children are under the wreckage. Atrocity! How much longer will the world be an accomplice ignoring terror? Close the sky right now! Stop the killings! You have power but you seem to be losing humanity. pic.twitter.com/FoaNdbKH5k

— Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) March 9, 2022

Quelques minutes plus tôt, le maire de Marioupol avait écrit sur sa page Facebook : « Tout a été détruit lors d’un raid aérien de l’aviation russe au-dessus de Marioupol. A l’instant ».

Sur une vidéo publiée par la présidence ukrainienne, on peut apercevoir de l’intérieur des bâtiments soufflés, des débris, des feuilles de papier et des bouts de verre jonchant le sol. Sur une autre vidéo diffusée par la page Facebook de la police nationale et tournée à l’extérieur de l’hôpital, plusieurs voitures sont carbonisées et un imposant cratère a été creusé suite à ce raid aérien.

Au moins 19 attaques ont visé hôpitaux, ambulances…

Les condamnations de ce bombardement n’ont pas tardé. Aucune installation de santé en Ukraine « ne doit jamais être une cible », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. L’ONU et l’Organisation mondiale de la santé ont appelé et continuent d’appeler « à l’arrêt immédiat des attaques contre les établissements de santé, les hôpitaux, les travailleurs de la santé, les ambulances », a-t-il martelé.

Au moins 19 attaques ont été perpétrées contre des établissements de soins, du personnel de santé et des ambulances, faisant au moins dix morts, depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, selon des données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Une attaque « immorale », selon Boris Johnson

« Il y a peu de choses plus immorales que de cibler les personnes vulnérables et sans défense », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson en relayant sur Twitter un article sur les frappes russes contre cet hôpital.

There are few things more depraved than targeting the vulnerable and defenceless.

The UK is exploring more support for Ukraine to defend against airstrikes and we will hold Putin to account for his terrible crimes. #PutinMustFail https://t.co/JBuvB78HVC

— Boris Johnson (@BorisJohnson) March 9, 2022

« Le Royaume-Uni étudie comment soutenir davantage l’Ukraine pour se défendre contre les frappes aériennes et nous demanderons à Poutine de rendre compte de ses terribles crimes », a ajouté le chef de gouvernement. Dans la foulée, le ministre britannique de la Défense Ben Wallace a indiqué qu’il comptait poursuivre ses livraisons de missiles antichars à l’Ukraine après l’invasion russe, dans le cadre du soutien défensif apporté au pays.

Quelque 3 615 (missiles antichars portables) NLAW ont été livrés « à ce jour » et le Royaume-Uni en livrera « plus », a-t-il détaillé, ajoutant qu’un « petit envoi » de missiles antichars Javelin était également prévu.