Guerre en Ukraine : à Marioupol, un enfant serait mort de soif sous des décombres

Voir aussi

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et ce prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et un prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

rivalité en Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémentaires

Guerre chez Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémcheztaires

Avortement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma fondement l’une des lois les plus restrictives

étouffement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma signe l’une des lois les plus restrictives

Partager

Le bilan des victimes civiles s’alourdit jour après jour. A Marioupol, une petite fille de six ans serait morte de déshydratation sous les ruines de sa maison détruite, selon le maire de la ville Vadim Boïtchenko. La ville du sud-est de l’Ukraine, actuellement assiégée par l’armée russe, est « encerclée, bloquée » et « en train d’être épuisée, torturée », a déploré le président ukrainien Volodymyr Zelensky ce mardi matin.

On ignore combien de temps la fillette, prénommée Tanya, serait restée coincée vivante dans les ruines. Sa mère a également été retrouvée morte.

Sur la chaîne Telegram de la municipalité, le maire de la ville a tenu à précier que « dans les dernières minutes de sa vie, (Tanya) était seule, épuisée, effrayée et avait terriblement soif ». « Ceci est juste l’une des nombreuses histoires qui se passent à Marioupol, qui fait face à un blocus depuis huit jours », a-t-il poursuivi.

Volodymyr Zelensky a lui aussi évoqué la mort de l’enfant dans une vidéo diffusée ce mardi matin, appelant une nouvelle fois les pays occidentaux à aider l’Ukraine dans sa lutte face à la Russie.

Une évacuation qui semble impossible

Le ton grave, le président ukrainien a déploré : « pour la première fois depuis des décennies, peut-être pour la première fois depuis l’invasion nazie, un enfant est mort de déshydratation. Ecoutez-moi aujourd’hui, chers partenaires ! Un enfant est mort de désydratation en 2022 ! ».

Actuellement, on estime que 300 000 civils sont coincés depuis des jours par les combats dans le port stratégique de Marioupol, sur la mer d’Azov. La population, privée d’eau, de nourriture et d’électricité, est prise en étau dans la ville où l’aide humanitaire n’a pas pu arriver.

L’évacuation des civils, qui devait avoir lieu le 5 mars puis le 7 mars, a été interrompue à deux reprises. Le premier cessez-le-feu, prévu pour laisser partir les civils, n’a duré que 30 minutes avant que les combats ne reprennent. La municipalité a donc appelé la population qui s’était rassemblée aux points de sortie de la ville de « regagner des abris ». Face à une évacuation qui semble impossible, ces derniers jours, les deux camps se rejettent la responsabilité.

La prise de cette ville d’importance stratégique permettrait la jonction entre les forces russes en provenance de Crimée, qui menacent désormais Mykolaïv, plus à l’ouest, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass (est).