Russie : tout discours dissonant sur l’armée pourra être puni jusqu’à 15 ans de prison

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En une journée, la qualité de vie de millions de Russes, pourtant éloignés du front ukrainien, s’est largement dégradée. Tout comme l’image de démocratie de ce pays. La faute à un tour de vis du Kremlin. Ce vendredi, le président russe Vladimir Poutine a signé une loi introduisant de lourdes peines de prison pour toute personne publiant des « informations mensongères » sur l’armée, en pleine invasion de l’Ukraine par Moscou. Autrement dit, tout discours dissonant d’avec celui repris en boucle par les médias d’Etat.

Ces amendements, adoptés peu auparavant par les députés, prévoient également des peines pour les « appels à imposer des sanctions à la Russie », qui est confrontée à de dures mesures de rétorsion occidentales.

Les peines encourues, pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison, seront appliquées contre ceux qui diffusent des « informations mensongères » entraînant des « conséquences sérieuses » pour les forces armées russes. Ces textes s’appliquent à la population en général, et non aux seuls professionnels de l’information.

Les mots guerre et invasion interdits dans les médias

Ils visent à renforcer l’arsenal répressif des autorités qui resserrent leur contrôle de l’information en pleine offensive sur l’Ukraine, bloquant Facebook, des médias indépendants et restreignant Twitter. Les mesures prises renforcent l’arsenal des autorités pour contrôler le récit qu’elles font à la population russe de l’invasion de l’Ukraine, présentée comme une opération limitée visant à protéger les Ukrainiens russophones d’un « génocide ».

La BBC (radiotélévision publique britannique) a réagi à ces mesures en annonçant la suspension du travail de tous ses journalistes en Russie, tandis que le journal russe indépendant Novaïa Gazeta – dont le rédacteur en chef, Dmitri Mouratov, est le dernier Prix Nobel de la paix – a indiqué se voir « obligé de supprimer nombreux contenus » pour éviter les sanctions, mais vouloir « continuer à travailler ». Meta, la société mère de Facebook, a confirmé en déplorant que des « millions de Russes ordinaires soient bientôt privés d’informations fiables ».

Concernant l’invasion de l’Ukraine, les autorités russes ont interdit aux médias d’utiliser des informations autres que les déclarations officielles sur ce sujet. Elles ont banni l’utilisation de mots comme « guerre » et « invasion ».