Guerre en Ukraine : Le Drian, comme l’UE et l’OTAN, «condamne» l’attaque de la centrale nucléaire

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Frayeur mondiale. Ce vendredi, la Russie s’est emparée de la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine, la plus puissante d’Europe. L’opération, particulièrement risquée, a maintenu le monde en alerte : à cause des tirs russes, un incendie a éclaté sur le site, selon l’Ukraine. Un bâtiment administratif a brûlé. Le feu a été maîtrisé sans affecter les réacteurs mais l’accident a suscité une grave inquiétude dans le pays, marqué par les fuites radioactives. Les autorités ukrainiennes ont évoqué un risque « pire que Tchernobyl et pire que Fukushima ». Immédiatement, les Occidentaux ont condamné la manœuvre russe.

« De la terreur nucléaire » pour Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de recourir à « la terreur nucléaire » et a appelé à « une action européenne immédiate » pour « empêcher que l’Europe ne meure d’un désastre nucléaire ». Il appelle à des sanctions contre « l’État terroriste nucléaire » russe.

« Nous alertons tout le monde sur le fait qu’aucun autre pays hormis la Russie n’a jamais tiré sur des centrales nucléaires. C’est la première fois dans notre histoire, la première fois dans l’histoire de l’humanité. Cet État terroriste a maintenant recours à la terreur nucléaire », a-t-il affirmé dans une vidéo publiée par la présidence ukrainienne.

Le Drian condamne, Pompili appelle au cessez-le-feu

Le ministre des Affaires françaises Jean-Yves Le Drian condamne « des bombardements (…) dangereux et inacceptables » et affirme son soutien à AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique chargée du suivi de la radioactivité des installations ukrainiennes alors que la communauté internationale s’inquiète que d’autres frappes, accidentelles ou volontaires, n’atteignent les centrales nucléaires du pays.

Barbara Pompili a appelé au cessez-le-feu autour des centrales : « On est sur des sites sensibles et tous les messages que nous lançons de sanctuariser ces lieux sont très importants. Il faut absolument qu’on s’engage dans la désescalade », a déclaré la ministre de la Transition écologique, sur France Info.

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a appelé à la mise en place « d’une force d’interposition » de l’ONU devant les centrales nucléaires en Ukraine, dans un communiqué. Le leader de la France Insoumise réclame aussi « le renforcement des mesures militaires et civiles de protection des sites nucléaires de notre pays ». Il rappelle qu’« en France 40 millions d’habitants, vivent en zone de contamination possible, à moins de cent kilomètres d’une centrale ».

L’UE et le Royaume-Uni dénoncent une menace pour la sécurité de l’Europe

Le président ukrainien a également parlé au téléphone avec le président américain Joe Biden, a indiqué un responsable à Washington. Le chef d’État a ensuite « exhorté la Russie à cesser ses activités militaires dans la zone » de la centrale, selon la Maison Blanche.

Boris Johnson, le Premier ministre britannique a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU et a indiqué que « les actions irresponsables » du président russe Vladimir Poutine peuvent « directement menacer la sécurité de toute l’Europe ».

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a employé des mots similaires pour condamner les incidents de Zaporijjia : « Ces bombardements et les incendies générés peuvent mettre en danger l’Europe tout entière », a-t-il déclaré sur Twitter. Lui aussi a appelé à la tenue d’un Conseil de sécurité de l’ONU.

Russian attacks in the direct vicinity of Ukraine’s nuclear power plants can have catastrophic consequences. They must stop immediately.

Shelling & resulting fire at #Zaporizhzhya powerplant can endanger the whole of Europe.

Support call for an emergency @UN Security Council.

— Josep Borrell Fontelles (@JosepBorrellF) March 4, 2022

Même son de cloche en Italie : le chef du gouvernement italien Mario Draghi a condamné « l’attaque scélérate de la Russie contre la centrale nucléaire de Zaporojie, une attaque contre la sécurité de tous ». « L’Union européenne doit continuer à réagir avec unité et avec la plus grande fermeté, ensemble avec ses alliés, pour soutenir l’Ukraine et protéger les citoyens européens », a-t-il affirmé.

L’Otan et la Norvège condamnent des bombardements « irresponsables »

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a de son côté condamné ce vendredi les bombardements « irresponsables » et a appelé à mettre fin à la guerre.

« L’attaque contre une centrale nucléaire démontre le caractère irresponsable de cette guerre et la nécessité d’y mettre fin », a déclaré Jens Stoltenberg, lors d’une brève intervention aux côtés du secrétaire d’État américain Antony Blinken, avant une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance.

« C’est de l’ordre de la folie d’attaquer de cette sorte », a réagi le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre qui a fait part de sa « condamnation forte ». La cheffe de la diplomatie Anniken Huitfeldt, a souligné qu’il « est profondément irresponsable que des combats aient lieu à proximité d’une telle installation ».

L’AIEA se propose de se rendre sur place

Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est dit prêt à se rendre en Ukraine afin de négocier une solution pour garantir la sécurité des sites nucléaires mis en danger par la guerre.

« J’ai indiqué à la Fédération russe et à l’Ukraine ma disponibilité pour voyager à Tchernobyl dès que possible », a déclaré Rafael Grossi, lors d’une conférence de presse organisée en urgence à Vienne après les bombardements des forces russes.

Enfin, l’ONG de défense de l’environnement Greenpeace se dit « profondément inquiète », accusant « le président russe Vladimir Poutine de prendre « désormais le risque d’une catastrophe nucléaire », après avoir « lancé une guerre illégale contre le peuple d’Ukraine ». Elle demande un cessez-le-feu sur le site de la centrale, estimant que « cela doit être la dernière fois que l’on voit l’armée russe venir à proximité des centrales nucléaires d’Ukraine ».