Comment faire pour travailler dans une institution européenne ?

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Ricarda, une Allemande qui travaille désormais en Italie pour l’Autorité européenne de sécurité des aliments, rêvait d’une carrière au service de l’UE. Elle raconte son parcours du combattant pour y arriver.

Ricarda (son prénom a été changé à sa demande) est née dans un petit village au sud de Berlin. Les gens autour d’elle ne savaient pas grand-chose de l’Union européenne (UE) si ce n’est que c’était à elle qu’ils devaient la piste cyclable. “Si quelqu’un m’avait dit plus tôt que je travaillerais un jour pour la Commission européenne, je ne l’aurais probablement pas cru”, confit-elle aujourd’hui à Der Spiegel. Après le lycée, la jeune femme ne rêvait que d’une chose : faire ses études puis sa carrière à l’étranger. Et peut-être un jour travailler pour l’une des institutions de l’UE. Mais le chemin est loin d’avoir été simple.

Elle quitte d’abord l’Allemagne direction la Suisse, où elle étudie les affaires européennes avec une option Europe centrale et orientale. Elle rêve alors de travailler pour l’ONU ou de devenir diplomate. Pour son master, elle déménage à Maastricht. Là-bas, tout le monde ne parle que des institutions européennes et ambitionne d’avoir un poste à Bruxelles. Cela donne à Ricarda “l’idée de postuler au stage Livre bleu”.

Un stage Livre bleu comme porte d’entrée

Mais de quoi s’agit-il ? Les stagiaires Livre bleu “se retrouvent sur une liste – le fameux Livre bleu – et ont de bonnes chances d’être sélectionnés pour un stage de cinq mois à la Commission”. Ricarda essaie sans trop y croire et n’est d’ailleurs pas retenue. Mais sa deuxième tentative est la bonne car, entre-temps, elle avait travaillé pour une ONG et un cabinet de conseil. Son CV était donc plus étoffé. Même si, pour postuler, il suffit en théorie de prouver son niveau d’études et d’avoir de très bonnes connaissances en anglais et dans une autre langue de l’UE, cela n’est pas suffisant en réalité, révèle Ricarda, qui maîtrise l’anglais et l’allemand et “parle aussi russe, tchèque, français et un peu espagnol”. Pouvoir se prévaloir d’une expérience professionnelle et d’un engagement associatif est donc un plus. Par ailleurs, être titulaire du bac, c’est bien, mais de nombreux jeunes plus diplômés, et même des docteurs, postulent ! Il faut donc se démarquer. Chaque année, un nombre de places est alloué par pays. L’année où Ricarda a fait son stage, il y avait environ 800 candidats pour 40 places réservées aux Allemands.

Une fois sélectionnée, Ricarda découvre “l’univers UE”. En janvier 2020, elle répond à une annonce pour un poste et déménage à Parme, “bien qu’[elle] ne parle pas italien”. “Il faut parfois s’adapter”, explique Ricarda. Aujourd’hui, elle travaille à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Elle gagne 3 000 € brut par mois et est très satisfaite. Voici son conseil pour celles et ceux qui aimeraient, comme elle, travailler dans cet “univers” :

Si vous voulez travailler dans une institution de l’UE, vous devez être ouvert et tolérant envers les cultures et les coutumes des autres pays. À l’Efsa, je traite avec des collègues des 27 pays membres. Nous, les Allemands, avons la réputation d’être efficaces. Mais dans d’autres pays les gens travaillent souvent différemment. Les Italiens peuvent prendre un café en arrivant au lieu de commencer à travailler tout de suite, mais ils font leur travail de la même manière. Je pense que vous pouvez apprendre beaucoup les uns des autres.”

Source

Un grand, très grand magazine d’enquêtes, lancé en 1947, agressivement indépendant, et qui a révélé plusieurs scandales politiques. Depuis sa création, le Spiegel a choisi la ligne du journalisme d’investigation. Il est le magazine d’

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