Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine met en alerte la «force de dissuasion» russe, Washington et Kiev s’insurgent

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Vladimir Poutine a ordonné ce dimanche vers 14 heures la mise en état d’alerte de la force de dissuasion russe, qui comprend une composante nucléaire, au quatrième jour de l’invasion de l’Ukraine par les forces russes. Lors d’une réunion au Kremlin avec ses chefs militaires, retransmise à la télévision, le président russe a estimé que les principales puissances de l’Otan (Organisation du traité de l’Atlantique nord) avaient fait des « déclarations agressives » et que l’Occident avait imposé des sanctions financières sévères à la Russie, qui le touchaient lui-même.

Putin: « Western countries aren’t only taking unfriendly economic actions against our country, but leaders of major Nato countries are making aggressive statements about our country. So I order to move Russia’s deterrence forces to a special regime of duty. » pic.twitter.com/AC1yHncqZc

— max seddon (@maxseddon) February 27, 2022

« J’ordonne au ministre de la Défense et au chef d’état-major de mettre les forces de dissuasion de l’armée russe en régime spécial d’alerte au combat », a-t-il lancé. Cette expression est difficile à expliciter. Les forces de dissuasion russes sont un ensemble d’unités dont le but est de décourager une attaque contre la Russie, « y compris en cas de guerre impliquant l’utilisation d’armes nucléaires », selon le ministère de la Défense.

Escalade « inacceptable » et conduite « irresponsable »

Vladimir Poutine « fabrique des menaces », ont dénoncé dans la foulée les Etats-Unis. « Il s’agit d’un schéma répété que nous avons observé de la part du président Poutine durant ce conflit, qui est de fabriquer des menaces qui n’existent pas afin de justifier la poursuite d’une agression », a dénoncé la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki. Cette annonce de Moscou « signifie que le président Poutine continue l’escalade dans cette guerre, d’une manière qui est totalement inacceptable », a ajouté l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield.

L’Ukraine a de son côté fustigé cette « pression » nucléaire, alors que le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a dénoncé cette décision. « C’est une rhétorique dangereuse. C’est une conduite qui est irresponsable », a-t-il déclaré sur la chaîne CNN.

Armes chimiques et missiles furtifs

La force de dissuasion peut aussi inclure des armes chimiques et des missiles furtifs plus rapides que le son, donc quasiment impossible à intercepter, comme le Zircon russe. « Il s’agit de la forme la plus élevée de préparation au combat », écrit sur Twitter la journaliste russe Mary Ilyushina, qui travaille pour le Washington Post.

⚡️ Putin ordered the Ministry of Defense to transfer the Strategic Missile Forces (this is not only nuclear weapons, but also the Kinzhal and Zircon hypersonic missiles) to a special mode of combat duty. This is the highest form of combat readiness of these troops.

— Mary Ilyushina (@maryilyushina) February 27, 2022

Quasiment au moment où les télévisions relayaient la réunion au Kremlin, l’Ukraine acceptait d’envoyer une délégation afin de discuter avec les émissaires russes en Biélorussie. Au cours d’un entretien russe avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko, Volodymyr Zelensky a accepté une rencontre entre les deux délégations à la frontière de l’Ukraine et de la Biélorussie, près du fleuve Pripyat.