Ukraine : des villes frontalières visées, les Russes invitent les habitants à quitter Kiev… le point sur ce cinquième jour d’offensive

Voir aussi

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et ce prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et un prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

rivalité en Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémentaires

Guerre chez Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémcheztaires

Avortement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma fondement l’une des lois les plus restrictives

étouffement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma signe l’une des lois les plus restrictives

Partager

Alors que des pourparlers doivent s’ouvrir ce lundi matin entre Russes et Ukrainiens à la frontière biélorusse, les combats sporadiques ont continué, au cinquième jour de l’invasion russe. Tard dimanche soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a jugé, lors d’entretiens avec Boris Johnson et le président polonais, que cette journée de lundi serait « décisive ».

Kiev et Kharkiv, toujours dans l’attente

Après quelques heures de calme, plusieurs explosions ont retenti ce lundi à l’aube à Kiev, dont la banlieue résiste toujours à l’offensive. Des missiles russes ont été tirés, dont l’un a touché des installations à Sofiivska Borschahivka, aux portes de Kiev. De nouvelles images satellites ont montré une colonne de près de 5 km de long se dirigeant vers la capitale ukrainienne dimanche. Progressant alors près d’Ivankiv, à 60 km de Kiev, sur une route y menant, elle est composée de chars, de véhicules d’infanterie, de pièces d’artillerie automotrices ainsi que de camions de carburant et des engins logistiques.

AFP/Maxar technologies

À Kharkiv comme à Kiev, les autorités disent garder le contrôle mais la situation est fragile. Dans son briefing de 6 heures du matin, l’armée ukrainienne affirme que « les occupants russes ont ralenti le rythme de leur offensive », mais ils continuent de progresser en suivant « quatre lignes droites ». Les forces russes ont continué de viser des « aérodromes militaires et civils », les « points de contrôle des militaires » et de nombreuses infrastructures critiques.

Couvre-feu diurne levé à Kiev

Après un week-end à se terrer, les magasins ont rouvert à 8 heures (7 heures, heure française), et le métro devrait circuler de nouveau, mais la municipalité a demandé aux habitants de ne sortir que si nécessaire. Le couvre-feu reste en vigueur la nuit, de 22 heures à 7 heures du matin. L’armée russe a assuré ce lundi que les civils pouvaient quitter « librement » Kiev, la capitale de l’Ukraine, tout en accusant le pouvoir ukrainien de les utiliser comme boucliers humains.

« Tous les civils de la ville peuvent quitter la capitale ukrainienne librement par l’autoroute Kiev-Vassylkiv », au sud-ouest de la capitale, a déclaré à la télévision le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, qui en outre revendiqué la « suprématie aérienne » dans toute l’Ukraine.

Deux villes proches de la Biélorussie visées dans la nuit

Zhytomyr se situe à 140 km à l’ouest de Kiev et compte 267 000 habitants ; Chernigiv, à 65 km de la frontière biélorusse, compte, elle, 287 000 habitants. Selon les Ukrainiens, des missiles tactiques Iskander russes ont été tirés depuis la Biélorussie sur l’aéroport de Zhytomyr. Des quartiers résidentiels auraient été touchés et des civils blessés. Les sirènes antiaériennes ont retenti dans de nombreuses villes dans la nuit, notamment à Zaporizhzhya, une ville proche de la mer Noire, sur le Dniepr.

Tôt ce lundi, lors d’un point presse, le porte-parole du ministère russe de la Défense a assuré que les forces russes contrôlaient totalement la zone autour de la centrale nucléaire de Zaporizhzhya. « Le personnel de la centrale nucléaire continue à assurer le service de la centrale et à contrôler les niveaux de radiation comme d’habitude », selon Igor Konashenkov.

Les séparatistes du Donetsk ont leurs troupes

À l’aube ce lundi, la République populaire de Donetsk (RPD) a suspendu son appel à la mobilisation. « Le nombre nécessaire de postes que la mobilisation visait à pourvoir a déjà été rempli », a affirmé le chef de la RPD, Denis Pushilin, dans un communiqué diffusé sur la chaîne de télévision Rossiya 24.

L’Ukraine, membre de l’Union européenne ?

Dans la nuit, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé avoir, au cours d’une discussion avec Ursula Von der Leyen, « parlé de décisions concrètes sur le renforcement des capacités de défense de l’Ukraine, l’aide macro-financière et l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne ».

Also had a phone conversation with @vonderleyen. Talked about concrete decisions on strengthening Ukraine’s defense capabilities, macro-financial assistance and Ukraine’s membership in the #EU.

— Володимир Зеленський (@ZelenskyyUa) February 27, 2022

Des pertes humaines des deux côtés

L’Ukraine a annoncé un sombre bilan dimanche : 352 civils ont été tués depuis le début de l’invasion russe, dans la nuit de mercredi à jeudi, et 1684 ont été blessés. Les forces ukrainiennes affirment avoir abattu près de 4500 soldats russes ; elles ont mis en place un site Internet recensant des photos et des papiers d’identité de soldats russes morts ou capturés, soi-disant pour que leurs familles aient connaissance de leur sort.

De son côté la Russie a reconnu pour la première fois dimanche compter des morts et des blessés dans les deux camps. Sans donner de chiffres, elle a affirmé que ses pertes étaient « considérablement inférieures » à celles de l’Ukraine.

Des accusations de torture

Dimanche, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, avait accusé les troupes ukrainiennes de torturer les soldats russes qu’ils font prisonniers. « Nous savons comment les nazis ukrainiens traitent les quelques militaires russes capturés. Et nous voyons la même torture qui a été perpétrée par les nazis allemands et leurs sbires de la police pendant la Grande Guerre patriotique », avait-il lancé. Dans la foulée, le chef du Comité d’enquête russe, Alexander Bastrykin, a ordonné de « prendre des mesures exhaustives pour enregistrer chaque fait de torture par les troupes ukrainiennes ».