Ukraine : «Les prochaines heures et jours seront critiques», large condamnation à l’ONU des actions de la Russie

Voir aussi

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et ce prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

Jubilé d’Elizabeth II : Meghan et un prince Harry seront absents du balcon de Buckingham

rivalité en Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémentaires

Guerre chez Ukraine : la France va apporter 300 millions de dollars d’aide supplémcheztaires

Avortement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma fondement l’une des lois les plus restrictives

étouffement aux Etats-Unis : le gouverneur de l’Oklahoma signe l’une des lois les plus restrictives

Partager

Réunis lors d’une réunion d’urgence, l’ONU et une majorité de membres du Conseil de sécurité ont condamné lundi la reconnaissance par la Russie de l’indépendance des républiques sécessionnistes dans l’est de l’Ukraine et l’ordre du président Vladimir Poutine d’y déployer des troupes. « Les frontières internationalement reconnues de l’Ukraine resteront inchangées, peu importe les déclarations et les actions de la Russie », a déclaré l’ambassadeur ukrainien à l’ONU, Sergiy Kyslytsya.

L’Ukraine demande à la Russie « d’annuler sa décision de reconnaissance » des territoires sécessionnistes ukrainiens, « de revenir à la table des négociations » et de procéder à « un retrait immédiat et vérifiable de ses troupes d’occupation », a-t-il ajouté. Au début de la réunion, les États-Unis, par la voix de leur ambassadrice à l’ONU Linda Thomas-Greenfield, avaient qualifié de « non-sens » la désignation de l’armée russe par le président Vladimir Poutine comme une « force de maintien de la paix » pour justifier une éventuelle entrée dans les territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine.

« Le risque de conflit majeur est réel »

« Nous savons ce qu’elles sont vraiment », a fustigé la diplomate américaine. La secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, avait au préalable vivement « regretté » les décisions et actions de la Russie. « Les prochaines heures et jours seront critiques. Le risque de conflit majeur est réel et doit être évité à tout prix », a-t-elle réclamé.

« Nous restons ouverts à la diplomatie, pour une solution diplomatique. Pour autant, nous n’avons pas l’intention de permettre un bain de sang dans le Donbass », a rétorqué l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia. Lors de la séance, plusieurs membres du Conseil de sécurité ont condamné les agissements de la Russie, à l’instar de la France, de la Norvège ou de l’Irlande, dont l’ambassadrice, Geraldine Byrne Nason, a vivement critiqué Moscou. « Les actions unilatérales de la Russie ne font qu’exacerber les tensions », a-t-elle lancé.

« La voie de la confrontation »

Pour la France, la Russie a « choisi la voie de la remise en cause et de la confrontation », a déploré l’ambassadeur français, Nicolas de Rivière. Seule la Chine s’est distinguée de ses partenaires en ne condamnant pas explicitement la Russie. « Tous les pays doivent résoudre les différends internationaux par des moyens pacifiques conformément aux buts et principes de la Charte des Nations unies », s’est limité à dire l’ambassadeur chinois, Zhang Jun, en appelant toutes les parties à « faire preuve de retenue ».

Deux décrets du président russe, signés après une allocution télévisée, reconnaissent désormais les « républiques populaires » de Donetsk et Lougansk et demandent au ministère de la Défense que « les forces armées de la Russie (y assument) les fonctions de maintien de la paix ».