Discours de Poutine sur l’Ukraine : les Occidentaux préparent des sanctions contre la Russie

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« Nous ne pouvons pas faire autre chose que de reconnaître la souveraineté de la république populaire de Donetsk. » À l’issue d’une allocution professorale de quarante minutes, Vladimir Poutine a enterré en une phrase les derniers espoirs des diplomates. La reconnaissance des régions séparatistes prorusses, attendue, a immédiatement entraîné de vives réactions de la part des Européens, en premier lieu.

Une « violation flagrante de la souveraineté » de l’Ukraine. Le Premier ministre Boris Johnson a été le premier à s’exprimer pour dénoncer les propos du dirigeant russe. Quelques minutes plus tard, l’Union européenne a fait savoir d’une seule voix qu’elle réagirait avec « fermeté » face à cette offensive. Puis le dirigeant britannique de préciser qu’il annoncerait mardi des sanctions « importantes » contre la Russie.

L’armée russe envoyée dans les territoires séparatistes

Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz, médiateurs dans le conflit de l’est ukrainien, ont mené un entretien d’urgence avec Volodymyr Zelensky, le président ukrainien et leurs « partenaires les plus étroits ». Dans la foulée, l’Ukraine a aussi demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le chef de l’ONU est rentré précipitamment à New York, annulant une visite en République démocratique du Congo. En attendant, les Nations unies appellent « à s’abstenir » de « toute décision unilatérale » portant « atteinte à l’intégrité » de l’Ukraine. Depuis, Vladimir Poutine a ordonné à son armée d’aller dans les territoires séparatistes pour «maintenir la paix». Une invasion qui ne dit pas son nom.

La ministre des Affaires étrangères allemandes, Annalena Baerbock, qui s’est fait remarquer par sa fermeté envers la Russie, a déclaré qu’en agissant ainsi, Poutine « reniait tous ses engagements » vis-à-vis de la communauté internationale.

Étrillée par Vladimir Poutine pour avoir « ignoré dès le début » les « propositions fondamentales », l’Otan a sobrement « condamné » la décision du chef d’État russe. La réaction des États-Unis, qui n’ont cessé d’alerter le monde sur un risque d’invasion russe imminente, s’est curieusement fait attendre. Joe Biden, le président américain, a pris le temps de discuter en privé avec le président ukrainien. Puis avec Emmanuel Macron et Olaf Scholz.

La Russie, coupée des marchés financiers internationaux ?

À 21h30, un peu moins d’une heure après la fin de l’allocution de Vladimir Poutine, Joe Biden a sans surprise affiché la même fermeté : il y aura « des sanctions » non pas contre la Russie, mais contre les régions séparatistes en Ukraine. Un décret interdira tout nouvel investissement, échange ou financement par des personnes américaines à destination, en provenance ou dans les régions » prorusses de Donetsk et Lougansk, a indiqué sa porte-parole, Jen Psaki.

Emmanuel Macron, lui, demande des « sanctions européennes ciblées ». C’est exactement ce qu’a préparé la Commission européenne : des options de sanctions économiques et financières sont à l’étude, et les services de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, planifie des sanctions ciblées permettant de frapper des oligarques proches de Vladimir Poutine. « Les sanctions financières signifieraient que la Russie serait pratiquement coupée des marchés financiers internationaux », a précisé la présidente de la Commission européenne.