Résidence permanente au Québec : des délais interminables

Voir aussi

Découvrez les métiers stars de la tech

aussivenir data scientist ou développeur web sans détenir aussi diplôme universitaire en informatique est tout à fait possible. Die Zeit livre quelques pistes utiles pour tous ceux qui veulent se réorienter.

“Mon premier travail : guide sur un bateau de croisière”

À 19 ans, avec le bac et une courte formation dans le tourisme chez cavité, Antonia Heidekrüger s’est embarquée comme guide sur un bateau lequel lui a permis de sillonner les Caraïbes. Oseriez-vous faire comme elle ?

Neuf choses à savoir quand on parle du travail

Sathnam Sanghera a passé ces quinze dernières années à écrire sur ce travail pour ce périodique britannique The Times. Il fait ce bilan et revient sur neuf sujets qui font débat en proposant des solutions.

Partir au Québec : nouvelles missions de recrutement en France

Les missions québécoises de recrutemcommet comme Europe reprcommencommet avec une campagne auprès d’commeseignants dès la mission mars, puis une tournée dans trois villes françaises à la mission avril. Explications.

Les “divas de l’emploi” : ces candidats qui abusent

L’Allemagne est frappée par une pénurie de main-d’œuvre qui...

Partager

Près de 20 000 personnes qui ont investi dans l’économie québécoise attendent toujours une réponse des autorités canadiennes de l’immigration. C’est le cas d’un couple français interrogé par Radio-Canada qui découvre l’envers du décor.

Le site de l’ambassade du Canada en France écrit à l’intention des futurs investisseurs étrangers que le Canada “a la distinction d’être l’emplacement le plus facile du G20 pour démarrer une entreprise”.

Le Français David Boisselier y a cru. Arrivé au Québec en 2015 avec son épouse et ses deux enfants, par le biais d’un programme réservé aux entrepreneurs, relate Radio-Canada, il “patiente depuis sept ans pour finaliser son programme d’immigration”. David et Sandrine Boisselier ont obtenu en moins de deux ans leur certificat de sélection du Québec, mais “ils doivent désormais faire preuve de patience pour recevoir leur résidence permanente”.

“L’envers du décor”

“Sans ce papier, je ne peux quasiment rien faire, explique M. Boisselier. Je ne peux développer aucun gros projet, les banques demandent une résidence permanente. Je fais donc des affaires à minima”, ajoute cet entrepreneur qui a tout vendu en France et qui, en attendant, dirige un café à Montréal. “On est venu nous chercher. Tout paraissait génial et très facile. Mais on a découvert l’envers du décor, une fois ici, avec le ministère de l’Immigration.”

Le couple confie à la chaîne canadienne qu’il a effectué 34 demandes de renouvellement de permis de travail et d’études pour les enfants. Ses frais administratifs se chiffrent à plus de 20 000 euros jusqu’à présent et les Boisselier disent avoir été sans protection médicale pendant des mois. “Toute cette attente, c’est déprimant et angoissant”, déclare David Boisselier.

Leur avocat, Guillaume Audet, ne comprend pas : “Ils sont éduqués, francophones, ils travaillent et génèrent de la richesse pour le Québec. Mais on les fait languir.”

Ottawa blâme Québec

Radio-Canada note que 19 800 immigrants déjà sélectionnés par le Québec “sont dans l’entonnoir fédéral”. Les autorités canadiennes de l’Immigration évoquent désormais soixante-cinq mois d’attente pour obtenir une résidence permanente et affirment que le problème vient du Québec, parce qu’il fixe ses propres seuils d’admission pour les immigrants investisseurs. “Nous recevons plus de demandes que le nombre de places que le Québec a allouées pour cette catégorie”, soutient le porte-parole d’Immigration Canada, Peter Liang.

Un porte-parole du ministère québécois de l’Immigration, Alain Ayache, signale que le gouvernement a décidé d’accepter entre 4 000 et 4 300 businessmen étrangers cette année et qu’il souhaite miser davantage sur d’autres catégories qui “répondent aux besoins socio-économiques du Québec”. Maître Audet ajoute que le programme d’immigration aisée est géré différemment selon les partis au pouvoir : “Les libéraux étaient de grands fans, mais pas la CAQ [Coalition avenir Québec, actuellement au pouvoir]”.

Le président de l’organisme d’aide aux immigrants “Le Québec c’est nous aussi”, Thibault Camara, déclare à Radio-Canada que, malgré la crise de la main-d’œuvre au Canada,

même les immigrants fortunés ou privilégiés ont des barrières et se retrouvent avec un statut de précarité. Ça ne correspond pas à l’image d’un pays qui se veut innovant et ouvert à l’entrepreneuriat.”

Sandrine Boisselier n’a qu’un souhait : en finir avec les tracasseries administratives actuelles. “On veut simplement vivre et avoir les mêmes opportunités que tout le monde.”

Source

La Société Radio-Canada (SRC) est le plus ancien service de diffusion publique du Canada, fonctionnant de façon autonome par rapport au gouvernement qui en assure le financement.
Le siège social de cette société est à Ottawa. Les têtes de pont des

[…]

Lire la suite